Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Europe : la toile synarchiste

La rédaction
visites
984

Dans son discours prononcé à la conférence internationale de l’Institut Schiller, Helga Zepp-LaRouche a tracé un profil des réseaux synarchistes qui promeuvent des politiques économiques et sociales schachtiennes en Allemagne. Il y a d’abord la dimension de l’Union européenne, notamment depuis la signature du traité de Maastricht, le 7 février 1992. Depuis, l’UE a fourni le cadre des « réformes » du marché du travail et de la politique sociale dans ses Etats membres. Les Pays-Bas et le Danemark ont été les premiers à les imposer, servant de « modèles » au reste de l’Europe. Les réformes actuelles du marché du travail et de l’aide sociales outre-Rhin, baptisées « Agenda 2010 », en sont la version allemande.

La Commission de Bruxelles travaille en étroite collaboration avec des institutions privées représentant des intérêts bancaires synarchistes, qui regroupent toutes sortes d’experts et d’idéologues. Beaucoup sont au courant de l’influence du groupe de Bilderberg auprès de bureaucratie européenne, mais il en existe bien d’autres encore : par exemple, Rand Europe, qui se vante de conseiller les gouvernements européens et d’autres « clients » sur les moyens de « gérer les vastes changements auxquels ils font face ». Rand Europe promeut la fin des systèmes traditionnels de protection sociale et de santé publique, affirmant que « le vieillissement des populations européennes » rend obsolètes les systèmes sociaux traditionnels, nécessitant un triage et une privatisation des systèmes de retraites et de soins médicaux. Au conseil d’administration de Rand Europe, on trouve des directeurs de groupes multinationaux comme Unilever, Royal Dutch Shell ou le cabinet de conseil Abels & Grey.

Le travail de propagande en faveur du démantèlement de l’« Etat providence » et des syndicats et pour une réduction du rôle de l’Etat - dérégulation et privatisation - est effectué par des organisations comme le Bürger Konvent allemand, dont fait partie le comte Otto Lambdsdorff. Un autre groupe de propagande est l’Initiative pour une nouvelle économie sociale de marché (INESM), financée par l’Association des employeurs européens et des organisations d’affaires allemandes. Le conseil d’administration de l’INESM est présidé par Hans Titmeyer, l’ancien directeur de la Bundesbank, connu pour avoir déclaré : « L’Etat bureaucratique étouffe l’économie et la société comme un gigantesque Léviathan. (...) L’Etat est un criquet glouton qui dévore tout sur son passage . »

Wolfgang Clement, ministre allemand de l’Economie et principal architecte des réformes Hartz IV, a été un « ambassadeur » de l’INESM. Parmi les autres ambassadeurs, citons Hans Barbier, l’ultra-libéral rédacteur économique du Frankfurter Allgemeine Zeitung, Arnulf Baring, qui voit dans la Constitution allemande un obstacle aux réformes néo-libérales, Silvana Koch (FDP), Christine Scheel (Verts) et Lothar Späth. Le cardinal Lehmann, dirigeant de l’Eglise catholique en Allemagne, est régulièrement invité à s’exprimer aux conférences de l’INESM. A la tête de l’Initiative, on trouve, entre autres, Kannegiesser, dirigeant de l’Association allemande des employeurs de la métallurgie, et Oswald Metzger, des Verts. Autre instrument de propagande : le Konvent für Deutschland, dirigé par l’ancien président Roman Herzog, dont de nombreux membres sont aussi dans l’INESM et le Bürger Konvent.

Ces organisations ont contribué au changement de paradigme en Allemagne, qui l’a transformée de société de production en société de consommation, d’économie sociale de marché en économie néo-libérale fondée sur une philosophie social-darwiniste contredisant les bases de la Constitution allemande.

Contactez-nous !