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Extrême instabilité du système financier mondial

La rédaction
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Les préparatifs d’une guerre en Irak, alors même que l’économie américaine est en pleine débâcle, ont mis à mal la confiance dans le dollar, poussant le cours de l’or à son sommet depuis six ans. Le dollar a plongé à 1,0669 euros, soit son niveau le plus bas depuis le 26 octobre 1999. Au cours des trois derniers mois, il a perdu 7,6% contre l’euro, 5,5% contre le yen et 8% contre le franc suisse. Par contre, le cours de l’or a augmenté de 7,10 dollars dans la seule journée du 16 janvier, pour terminer à 358 dollars l’once. A Londres, le prix du Brent a atteint 31 dollars le baril, le plus haut niveau en plus de deux ans, tandis qu’au Mercantile Exchange de New York, le pétrole brut atteignait 33,66 dollars le 16 janvier, soit une hausse de 76% par rapport à la même époque de l’année dernière.

La chute du dollar s’explique aussi par les résultats trimestriels décevants des grandes sociétés américaines. Démentant l’optimisme éphémère affiché pour la nouvelle année, Intel, le premier producteur mondial de puces électroniques, a annoncé qu’il réduira ses investissements de 25% cette année, le fabriquant d’ordinateurs Sun Microsystems a déclaré la plus grosse perte trimestrielle de son histoire et General Electric a connu le plus fort déclin de ses profits trimestriels en 9 ans.

Pendant ce temps, aux Etats-Unis, le déficit commercial et le déficit budgétaire échappent à tout contrôle. Alors que se tarissent les flux de capitaux étrangers entrant aux Etats-Unis, comme en témoigne la faiblesse du dollar, le déficit commercial atteignait, en novembre 2002, un record de 40,1 milliards de dollars. La part des biens dans ce déficit, après déduction des services transfrontaliers, a augmenté de 12% pour atteindre le chiffre record de 44,3 milliards de dollars. De janvier à novembre 2002, le déficit cumulé des biens avait atteint les 435,4 milliards de dollars. L’Office of Management and Budget a dû admettre le 15 janvier que le déficit public dans le « futur prévisible » serait beaucoup plus important que les 200 à 300 milliards de dollars prévus. Selon Salomon Smith Barney, il pourrait même s’élever à 400 milliards de dollars, un record absolu.

Reste, enfin, le problème de l’Argentine. Le 15 janvier, son gouvernement n’a pu honorer le versement prévu de 680 millions de dollars à la Banque inter-américaine de développement. Cette dernière, qui doit se refinancer sur les marchés de capitaux, risque donc d’avoir de graves problèmes. L’Argentine s’était déjà trouvée dans l’impossibilité de rembourser 600 millions de dollars à la Banque mondiale, et elle a annoncé le 16 janvier qu’elle ne pourrait pas respecter le versement d’un milliard de dollars au FMI, le lendemain, à moins que ce dernier ne lui accorde de nouveaux prêts. Quelques heures avant l’échéance, le FMI a conclu avec le gouvernement argentin un accord prévoyant de lui reverser cette somme, dès le paiement effectué, ceci afin de préserver une façade de solvabilité.

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