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Fabius : « Non » à la Constitution européenne

La rédaction
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Marquant une évolution surprenante, Laurent Fabius, ancien Premier ministre et numéro deux du Parti socialiste, s’est déclaré pour le « non » à la Constitution européenne, lors du référendum annoncé par le président Chirac pour la fin de l’année prochaine. Le 12 septembre, au « Grand Jury RTL-Le Monde », Fabius a déclaré que dans sa forme actuelle, « je ne peux pas approuver ce traité ». Cette décision pourrait faire pencher la balance, amenant l’ensemble du Parti socialiste, et peut-être même la France, à se prononcer contre le projet de constitution. Au sein de la base du Parti socialiste, la révolte gronde contre une constitution européenne jugée trop libérale et trop hostile à la croissance et à l’emploi.

Néanmoins, Fabius a laissé la porte ouverte à un revirement. Dans un entretien à France 2 le 9 septembre, il a déclaré qu’il voterait pour la Constitution à condition que Jacques Chirac réoriente l’Europe vers la croissance, avec « un véritable pacte pour l’emploi » et en luttant contre les délocalisations. Il a précisé cette condition de la manière suivante :

  1. Une réforme du pacte de stabilité pour qu’il devienne une véritable pacte pour la stabilité et l’emploi, avec une véritable coordination économique.
  2. Une augmentation du budget de l’Europe en faveur de la recherche, de l’investissement et de la formation.
  3. Une harmonisation fiscale pour lutter contre les délocalisations à l’intérieur de l’Europe.
  4. « Une directive qui protège les services publics ».

La décision de Fabius intervient à un moment où d’autres, dans les élites françaises, critiquent de leur côté les politiques actuelles de l’UE. A l’initiative du gouvernement français, une renégociation du pacte de stabilité a démarré la semaine dernière. Egalement à son initiative, l’Eurogroupe - les ministres des Finances des 12 pays de la zone euro - a élu à sa présidence le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui devrait parler d’une voix plus forte à la Banque centrale européenne « indépendante ». La France cherche aussi une harmonisation de la fiscalité sur les sociétés à l’intérieur de l’UE, afin d’arrêter le « dumping fiscal » et les « délocalisations ».

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