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Face au « krach alimentaire », Londres pense relancer son agriculture

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Le 2 février 2009 (Nouvelle Solidarité) – Si au sein de l’Empire britannique un courant puissant compte organiser un « krach alimentaire » pour asseoir le pouvoir financier de la City de Londres, des voix s’élèvent de l’intérieur de l’establishment en faveur d’une forte relance de la production outre-Manche.

Dans un rapport intitulé « Food Futures : Rethinking UK Strategy » (L’avenir de l’alimentation, repenser la stratégie du Royaume Uni), rendu public aujourd’hui, le centre de réflexion prestigieux de l’Institut royal des affaires étrangères, Chatham House, lance un appel au gouvernement anglais pour augmenter et améliorer vigoureusement la production agro-alimentaire en Angleterre.

L’introduction du rapport note que « dans les décennies qui viennent, le système alimentaire mondial sera soumis à de nouvelles pressions découlant des effets combinés de sept facteurs fondamentaux : la croissance démographique, la transition nutritionnelle, l’énergie, les sols, l’eau, le travail et le changement climatique. Les effets croisés de ces facteurs imposeront de nouvelles contraintes sur l’approvisionnement alimentaire et si rien n’est entrepris, un danger potentiel réel existe pour que la demande dépasse l’accroissement de la production alimentaire mondiale. Les effets sur les pays en voie de développement seraient dévastateurs. Les pays développés seraient également affectés. La perspective de pouvoir disposer en permanence de nourriture abondante et toujours moins chère pourrait être remise en cause. Le Royaume-Uni ne peut plus considérer que son approvisionnement alimentaire est un simple fait acquis. »

A ce jour, seuls 48% de la nourriture consommée en Angleterre est produite sur place. Moins de 30% vient des autres pays de l’UE et le reste de l’extérieur. En termes de prix, au niveau mondial, notons qu’entre juin 2005 et juin 2008, le prix mondial du beurre s’est accru de 74%, celui du poulet de 62%, celui du blé américain de 120% et celui de la poudre de lait de 69%. Si ces prix ont connu une légère baisse depuis, ils ont sévèrement frappé le consommateur anglais, bien plus qu’ailleurs en Europe. Au Royaume-Uni, l’inflation des prix de la nourriture était de 12,8% en août 2008, comparée à 6,7% en France et à 7,1% aux Etats-Unis.

Ainsi, le rapport constate que « les hausses se ressentent déjà. Les prix mondiaux de l’alimentaire sont sujets à une volatilité grandissante et provoquent des réflexes commerciales et politiques qui perturbent le comportement normal des marchés. Les structures mondiales subiront des pressions accrues, au fur et à mesure que la raréfaction des ressources devient un intérêt stratégique pour plusieurs pays. Le Royaume-Uni n’est pas immunisé contre de telles activités, étant dépendant d’un certain nombre de sources vitales et d’apports du marché mondial, notamment la nourriture pour le bétail (au soja) et certains engrais comme le phosphate. Une crise alimentaire en Angleterre n’est pas impensable. »

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