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Fannie Mae et Freddie Mac : un vendredi noir sans fin

La rédaction
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15 juillet 2008 (Nouvelle Solidarité) — Comme l’écrivait le quotidien Le Monde du 15 juillet, à propos de la descente aux enfers des deux géants américains du crédit hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae : « La chute en valeur en Bourse – 80% en un an – menaçait l’ensemble du système financier. Pour prévenir une crise systémique, les pouvoirs publics ont décidé, tout à fait exceptionnellement, d’augmenter les lignes de crédit qui sont consenties à ces banques par le Trésor, et si besoin est, de participer à une augmentation de capital. »

Des organismes idéologiquement et viscéralement opposé à toute intervention d’Etat, tels que la banque Goldman Sachs ou le quotidien ultra-libéral Wall Street Journal, ont soudainement changé d’avis ; un revirement ironiquement qualifié de « socialiste » par les plus ultras de la finance.

Quand on connaît le rôle de pivot des deux établissements de refinancement semi-publics, on saisit mieux les motivations du revirement. En effet, Fannie Mae et Freddie Mac, des sociétés privées, cotées, mais « sponsorisées » par l’Etat américain, achètent aux banques leurs crédit immobiliers (seulement ceux de « très bonne qualité » n’est-ce pas ?) en profitant d’emprunts bon marché. Elles revendent ensuite ces crédits immobiliers sous forme d’obligations garanties aux investisseurs, offrant ainsi aux banques davantage de liquidités pour consentir de nouveaux prêts.

Ainsi, Freddie Mac et Fannie Mae possèdent ou garantissent 5300 milliards de dollars de créances hypothécaires, soit plus d’un tiers du PIB américain. Ces créances sont dans les mains de nombreuses banques et servent de collatéraux dans bon nombre de banques centrales, y compris la Banque centrale européenne (BCE).

Si la Réserve fédérale avait offert en mars un enterrement digne à Bear Stearns en finançant, sans garantie et à hauteur de 30 milliards de dollars, son rachat par JP Morgan Chase, les autorités américaines, via la tutelle publique, prévoient « la possibilité pour le Trésor d’avoir l’autorité provisoire pour acheter des actions dans chacun des deux groupes [Freddie Mac et Fannie Mae] si nécessaire ».

« Nous ne sommes pas devenus socialistes » précisait le Wall Street Journal, bien que personne n’ignore que le grand socialiste Dominique Strauss-Kahn, temporairement employé par le Fonds monétaire international, avait sommé quelques jours plus tôt les gouvernements de se tenir prêts à sauver les pauvres spéculateurs en mal de fin de mois…

En augmentant la dette publique de l’Etat fédéral américain, actuellement de 9500 milliards de dollars, de 5300 milliards supplémentaires, la chute du dollar et l’hyperinflation deviendront inévitables.

A l’heure où nous écrivons, il semble établi que le socialisme de Goldman Sachs et du Wall Street Journal ne sauvera ni la planète finance ni la planète tout court.

Voici les véritables solutions d’urgence pour maîtriser la crise financière mondiale.

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