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Ferdinand Pecora s’explique

La rédaction
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De janvier 1933 à juillet 1934, le Sénat américain avait organisé des auditions spéciales pour exposer aux Américains les menées criminelles de Wall Street, afin d’éviter que cela se reproduise à l’avenir. La commission chargée de cette mission fut baptisée « Pecora », du nom de son Conseiller juridique en chef qui mena l’enquête et les auditions, en étroite coordination avec le président Franklin Roosevelt.

En 1939, à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, Ferdinand Pecora publia un livre retraçant les grandes lignes de cette enquête. Extraits de la préface de Wall Street under Oath (Wall Street sous serment) :

Sous la surface de la régulation gouvernementale des marchés de titres, les mêmes forces responsables des excès spéculatifs fous (...) de 1929 rappellent leur existence et leur influence. Bien que réprimées pour l’instant, il ne fait aucun doute que, si l’occasion se présente, elles relanceront leurs activités pernicieuses.

On nous dit fréquemment que cette régulation freine la prospérité du pays. Wall Street était férocement hostile à la mise en oeuvre de cette législation régulatrice. Elle anticipe maintenant le jour où elle pourra reprendre les rênes de son pouvoir.

Que ses dirigeants soient éminemment compétents pour guider notre nation et qu’ils accompliraient la tâche bien mieux que tout autre groupe d’hommes, Wall Street n’en doute pas un instant. En effet, si vous écoutez les oracles de Wall Street, vous entendrez dire de temps à autre que les marchands du temple ont été fortement vilipendés. On vous dira qu’un groupe d’hommes aux nobles sentiments, innocents du moindre délit social ou économique, furent expulsés du temple à cause des excès d’une poignée. On vous assurera qu’ils n’avaient rien à voir avec les malheurs qui visitèrent le pays dans la période 1929-1933, que c’étaient des boucs émissaires sacrifiés sur l’autel d’une opinion publique irrationnelle, afin d’assouvir l’ire d’une foule rageuse à la recherche aveugle de victimes.

Ces protestations sont (...) sans fondement. Le dossier contre les marchands du temple ne repose pas sur des on-dit ou des conjectures. Il repose sur une grande quantité de preuves, fournies publiquement et sous serment, devant la Commission bancaire et monétaire du Sénat américain entre 1933 et 1934, par les plus puissants et les mieux informés de The Street. Leurs témoignages sont enregistrés dans 12 000 pages imprimées, qui couvrent toutes les ramifications et les phases des multiples opérations de Wall Street.

Parfois, cependant, le public oublie. A mesure que s’estompe le souvenir du krach des marchés de 1929, il pourrait être tenté d’écouter les voix de Wall Street, plaidant pour un retour au "bon vieux temps". Certains ont peut-être oublié les révélations fracassantes des enquêtes de la Commission du Sénat, et oublié les pratiques et l’éthique que défendait Wall Street, lorsque sa propre emprise était incontestée.

Au bout de cinq courtes années, il est peut-être nécessaire de se rappeler la situation à Wall Street avant que l’oncle Sam n’ait mis un gendarme à chaque coin de rue, afin d’empêcher qu’à l’avenir, on tente d’abolir cet acquis. (...)


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