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Fillon veut faire « disparaître » les paradis fiscaux britanniques

La rédaction
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15 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – S’adressant aux députés lors du vote sur le « plan de sauvetage » des banques françaises, François Fillon a ouvert un autre flanc intéressant de la bataille en désignant les hedge funds et les centres bancaires off-shore.

Car, rapporte La Tribune, la France « entend peser sur la réforme de l’architecture financière internationale ».

« Alors que le président appelle de ses vœux, un ‘nouveau Bretton Woods’, le Premier ministre François Fillon a appelé hier à mettre fin aux ‘centres off-shore’ ; véritables ‘trous noirs’ de la finance internationale. »

« Leur disparition doit préluder à une refondation du système financier international », a expliqué Fillon aux députés. Cette réflexion se fonde sur les inquiétudes partagées par un certain nombre d’élus et de professionnels. {}

Daniel Lebègue, ancien numéro deux de BNP Paribas et ancien patron de la Caisse des dépôts, dans une interview accordée le 11 octobre au site économique Globalix, avoue sa crainte qu’une « défaillance en chaîne des hedge funds n’ouvre une nouvelle faille dans le système financier ».

Dans un courrier adressé lundi aux parlementaires Lebègue s’étonne que ni le G7, ni le FMI, ni l’Eurogroupe n’aient fait référence à « l’une des menaces les plus graves » pour le système financier international, constituée par les paradis fiscaux et judiciaires.

La Tribune rappelle alors le cheminement qui a fait atterrir les subprimes « toxiques » dans les bilans des banques européennes : « au départ il y a des courtiers irresponsables qui vendent des crédits à des ménages insolvables qui repassent le mistigri à des banques d’investissement non régulées qui les revendent ensuite à des hedge funds domiciliés dans des centres off-shore qui recyclent leurs produits auprès des banques de dépôts. »

« Près de la moitié des produits financiers offerts en France aux simples épargnants sont créés par des hedge funds installés dans des centres off-shore, où la réglementation est quasi inexistante », s’inquiète Daniel Lebègue.

Hors, rappelle La Tribune, l’explosion de l’activité hors bilan des banques, comme la titrisation, a en grande partie été fondée sur leur développement. Aujourd’hui, plus de 400 banques, deux tiers des 2000 hedge funds et deux millions de sociétés écrans y sont hébergés et géreraient, selon les dernières estimations disponibles, de l’ordre de 10000 milliards de dollars d’actifs financiers…

Pour ouvrir ce vaste chantier de fermeture des paradis fiscaux, le ministre du Budget, Eric Woerth, a convié le 21 octobre à Paris ses homologues d’une vingtaine de pays dans le cadre de l’OCDE, pour élaborer une réponse commune contre l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux.

Toute cette démarche mettra la France en forte opposition avec l’Empire britannique et la City de Londres, car l’immense majorité des paradis fiscaux tombe sous leur législation, notamment les Iles Caïmans, les Iles Vierges ou les Bermudes.

Le député socialiste Arnaud Montebourg, co-auteur avec Vincent Peillon du rapport parlementaire sur les paradis fiscaux de 2002, a adressé un « mode d’emploi » détaillé pour la « disparition » des paradis fiscaux au Premier ministre, que ce dernier a appelé de ses voeux.

« Si par hasard le gouvernement Fillon ne parvenait pas à convaincre les pays membres de l’UE ou associés de supprimer ces règles déloyales, je lui conseille d’agir comme le fit le Général de Gaulle, en 1963, à l’égard de Monaco, en organisant un blocus douanier qui permit à la France de faire plier la principauté monégasque », a conclu M. Montebourg.

Espérons donc que l’union nationale se fera autour d’un blocus politique et douanier contre les Britanniques…

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