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Fin de partie pour les rachats d’entreprises par effet de levier (LBO)

La rédaction
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Un des plus grands cabinets d’audit et de gestion d’entreprise, KPMG, rapporte que la vague de rachats par effet de levier menés par les fonds « private equity » est arrivée au même point

16 juillet 2007 (LPAC) - Un des plus grands cabinets d’audit et de gestion d’entreprise, KPMG, rapporte que la vague de rachats par effet de levier menés par les fonds « private equity » est arrivée au même point que les capitalisations boursières des « point.com » et le boom des rachats d’entreprises de fin 1999, avant que cette « nouvelle économie » ne se crashe. Si le nombre d’opérations de rachat est légèrement moindre qu’à l’époque, leur taille est beaucoup plus grande. Dans un nouveau rapport, Standard & Poors dit que le marché des rachats d’entreprises est peut être en train de fondre. Il ne suffit que d’un ou deux acquisitions qui s’effondrent, c’est-à-dire que leur financement échoue alors que l’affaire a été annoncée, laissant les banques avec des prêts sur les bras. Ainsi, l’ensemble du marché semble prêt à s’effondrer.

Voici, d’après un rapport du secteur « Leveraged Commentary and Data » de Standard & Poors, les principaux rachats géants déjà annoncés mais dont le financement est compromis :

- Le rachat de Chrysler par Cerberus. Malgré les annonces publiques rassurantes faites le 13 juillet par Daimler -qui se débarrasse de Chrysler- la demi douzaine de banques internationales engagées à financer l’opération à hauteur d’au moins 50 milliards de dollars, devront augmenter significativement les taux de rendement de ces obligations à haut risque émises pour financer l’opération, pour qu’elles se vendent.

- Le rachat de TXU, la grande entreprise texane d’équipement électrique, pour 44 milliards par Texas Pacific Group et KKR connaît des difficultés similaires maintenant que le financement doit être bouclé.

- Dans le rachat par KKR d’Alliance Boots, une grande chaîne de magasins britannique, les fonds qui étaient supposés acheter ces obligations à haut risque dénoncent désormais l’attitude de KKR à qui ils reprochent d’avoir caché le ratio réel de la dette contractée pour le rachat par rapport au revenu d’ensemble d’Alliance Boots ; plutôt 8,5 que les 7,2 annoncés. Ils n’achètent pas les obligations.

- le rachat annoncé de Tribune Corp par Sam Zell pour 14,4 milliards de dollars est aussi en péril. Les premiers 7,8 milliards de dette pour financer l’opération ont été levés, mais seulement avec des prêts courants sur deux ans, au lieu des 7 ans prévus, ce qui met les liquidités de l’entreprise en négatif. Ce qui laisse donc encore à vendre 4,2 milliards de dette à haut risque, qui vont être très difficiles à fourguer.

- Dans le rachat à 5,5 milliards de ServiceMaster Co par Clayton, Dubillier and Rice, les premier 1,15 milliards d’obligations émises ont échoué. En conséquence, les banques réunies ont dû faire un prêt relais de 120 jours afin de tenir l’opération en vie. Encore 2,85 milliards doivent être levés.

Vient se rajouter au contenu de ce rapport de Standard & poors, l’annulation par KKR lundi 16 juillet, de la vente d’1,4 milliard de dollars d’obligations pour le géant de la vente de détail pour l’habitat Maxeda, alors que les obligations ne se vendaient pas. KKR s’est alors engagé à réduire les emprunts futurs, sans pour autant convaincre les investisseurs.

Tout ceci se passe dans la perspective d’une action du Congrès américain pour que les gestionnaires des fonds « private equity » soient taxés, ce qui n’a pas manqué de provoquer un cri de douleur chez les porte parole de la Réserve Fédérale et du Département du Trésor qui s’exprimaient au Capitol la semaine dernière, et aussi chez les porte parole de la finance qui s’expriment dans les médias.

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