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Fléaux du siècle : famines et épidémies

La rédaction
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17 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) — La pénurie alimentaire qui touche actuellement la planète porte en elle d’autres fléaux. Les individus affaiblis par la famine deviennent des proies faciles pour toutes sortes de maladies microbiennes ou virales. Passant d’individus en individus, la plupart de ces maladies prendront toujours plus de virulence et par conséquence des épidémies meurtrières sont absolument envisageables.

Aussi, c’est avec intérêt que nous vous soumettons quelques extraits de l’entretien donné à l’Agence russe d’information RIA Novosti sur le thème :« Grippe aviaire : le fléau du siècle ? », par l’académicien Dmitri Lvov, directeur de l’Institut Ivanovski de recherche en virologie de l’Académie russe des sciences médicales.

« Le danger est grand, dit Dmitri Lvov, j’estime même que la situation est potentiellement menaçante. Il manque seulement un à deux aminoacides [élément qui entre dans la composition des protéines, nda] au génome du virus H5N1 pour acquérir la capacité de se transmettre d’un homme à un autre. Cela peut entraîner l’apparition de virus mutants, de cellules hybrides. Personne ne sait à quel moment apparaîtront ces monstres. Cela dépend des particularités de l’appareil réceptif du virus. Pour le moment, il est capable de provoquer une pathologie en pénétrant dans les voies respiratoires inférieures. Mais étant donné que le virus H5N1 ne cesse de muter, il peut "apprendre" à tout instant à atteindre les voies respiratoires supérieures, ce qui serait très dangereux. Le pire scénario est envisageable si les virus de la grippe, aviaire et humaine, atteignent un même "être", par exemple, un porc, dont l’organisme est très sensible à ces deux virus. Cette éventualité a une probabilité de 1 sur 1 million, mais elle existe et menace de provoquer une catastrophe qui pourrait emporter des millions de vies. Nous devons être conscients de ce grave danger. N’importe quel Etat se retrouvera sans aucune défense et toute mesure de quarantaine sera inutile, comme l’a déjà prouvé la grippe espagnole. »

Pour le professeur Lvov, une variante agressive du virus H5N1 peut apparaître rapidement : « Les oiseaux constituent le réservoir naturel de la grippe aviaire. Le lien entre les virus et les oiseaux est apparu il y a 300 millions d’années, ils s’y sont adaptés. Les oiseaux sauvages ont perdu leur sensibilité aux virus de la grippe. Cependant, lorsque ces derniers se retrouvent dans des conditions différentes, le génome subit une évolution en entraînant l’apparition de propriétés très virulentes. Les virus peuvent muter et se renouveler : pour eux, c’est un moyen de perdurer éternellement. La science a établi depuis 40 ans que tous les virus pandémiques de la grippe provenaient des oiseaux. Il est vrai, tous les chercheurs n’étaient pas prêts à le constater. Nous, les premiers adeptes de cette théorie - Robert Webster aux Etats-Unis, l’Australien Graham Laver et moi-même, Dmitri Lvov, pour l’Union soviétique - avons été pris pour "trois toqués" et notre théorie a été qualifiée d’absurde. Mais le temps a prouvé que les "toqués" avaient raison. ».

Il ajoute que contrairement aux attentes des observateurs, le caractère pathogène de la maladie ne diminue pas « bien que, théoriquement, il le devrait. Personne au monde n’est en mesure de modifier l’évolution du virus de la grippe ni d’influer sur l’apparition d’une pandémie. »

Dès le 21 octobre 2005, précurseur, Jacques cheminade avait proposé au ministère de la Santé des Mesures épidémiologiques d’urgence. Depuis rien n’a été fait. Pire les propositions de réforme du gouvernement Sarkozy sont le démantèlement des structures hospitalières et de la couverture médicale au moment où le besoin s’en fait le plus sentir.

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