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Fluctuations sur les marchés financiers et des matières premières

La rédaction
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Les 7 et 8 février, les marchés mondiaux de matières premières ont enregistré une soudaine vague de ventes, sans motif particulier apparent. Ces derniers mois, les cours de presque tous ces produits sont montés en flèche, en partie à cause de la spéculation des hedge funds, mais aussi de « l’absence générale de confiance dans le système global de titres financiers », pour citer un trader européen avec qui nous avons parlé. A cela viennent s’ajouter, bien sûr, les craintes d’une attaque militaire contre l’Iran.

Cette dynamique s’est brusquement inversée, temporairement, le 7 février, lorsque le prix de l’or a chuté de neuf dollars, marquant le plus fort recul en un jour depuis neuf ans. La contagion a gagné tous les métaux précieux et industriels. En l’espace de vingt-quatre heures, à partir de l’après-midi du 7, l’or a baissé de 4,5 % après avoir augmenté de 22 % depuis septembre, le plomb a baissé de 13 % après une augmentation de 55 % toujours depuis le même mois, l’aluminium de 5,8 % après une augmentation de 50 % et le zinc de 6 % alors que son cours avait doublé depuis août. Au cours des jours suivants, on a assisté à des fluctuations extrêmes des prix des matières premières.

Plusieurs rumeurs ont couru récemment sur de lourdes pertes subies par des hedge funds, ce qui pourrait expliquer des ventes paniques sur les marchés suite à la liquidation forcée de certains contrats. D’autres soupçonnent cependant une « main invisible » derrière les mouvements des 7 et 8 février. Une source digne de foi dans la communauté bancaire européenne estimait, dans une discussion privée, que les autorités financières américaines ou européennes seraient intervenues. Ces institutions, d’après elle, considèrent que les cours des matières premières ont grimpé si rapidement depuis le début de l’année que la moindre escalade de la crise iranienne leur ferait « crever le plafond ». Par conséquent, une vente concertée a été orchestrée pour interrompre la dynamique, faute de la stopper. Cette source pense que l’effet ne durera pas longtemps et que la montée continuera tant qu’il n’y aura pas de désescalade de la crise iranienne.

Par ailleurs, la Bourse japonaise a fortement chuté les 8 et 13 février et le yen est monté par rapport aux autres monnaies. Bien que la Banque du Japon ait décidé, lors de sa réunion monétaire des 8 et 9 février, de maintenir sa politique de taux d’intérêt aux alentours de 0 %, il semble presque certain qu’elle cessera ses énormes injections de liquidités.

Depuis mars 2001, la banque centrale japonaise maintient le volume d’argent dans le système bancaire commercial aux alentours de 30 000 à 35 000 milliards de yens (quelque 250 milliards de dollars), afin d’assurer que le taux d’emprunt interbancaire à très court terme reste proche de zéro. Mais comme les taux de rémunération sont extrêmement faibles, une bonne partie de ces liquidités va à l’étranger, encourageant le mécanisme international du carry trade (on emprunte sur une devise et on achète sur une autre). Toute modification de cette dynamique aurait des conséquences dramatiques pour les flux de capitaux internationaux et le dollar américain.

Le 8 février, le gouverneur de la Banque du Japon, Toshihiko Fukui, a prévenu que les prix à la consommation allaient indiquer une forte augmentation en janvier et après. Il signale ainsi que la déflation japonaise arrive à sa fin et, avec elle, le motif officiel de la politique de taux d’intérêt aussi faibles. La prochaine réunion de la Banque du Japon aura lieu les 8 et 9 mars.

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