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France : débat autour de la Constitution européenne

La rédaction
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Le gouvernement français prévoit de tenir un référendum sur la Constitution européenne à l’automne 2005. Alors que la plupart des partis sont divisés sur la question, l’attitude du Parti socialiste est considérée comme étant le facteur le plus décisif du débat public sur la question. Cette année, le PS a remporté haut la main les élections régionales et européennes. Pour déterminer sa propre position sur la Constitution européenne, le PS consultera ses militants fin novembre.

L’ancien candidat présidentiel Lionel Jospin, qui s’était formellement retiré de la politique après sa défaite en avril 2002, et le premier secrétaire du Parti, François Hollande, sont tous deux favorables à la Constitution européenne. De sources bien informées dans le Parti, Hollande et Jospin comptent exploiter le débat sur la Constitution européenne à leurs propres fins électoralistes.

Le PS serait divisé entre son aile gauche, qui est en faveur du « non » et représente environ 37 % des militants, et les courants de centre-droit, comprenant l’ancien ministre de l’Economie Dominique Strauss-Kahn, partisans du « oui ». Le débat était censé discréditer tout aspirant présidentiel potentiel, de sorte que Jospin puisse se présenter comme le seul pouvant « unifier le Parti », apparaissant comme un « homme d’Etat à la stature européenne » et redevenant l’espoir présidentiel pour 2007.

Mais ce scénario a été complètement déjoué par le numéro deux du PS, l’ancien Premier ministre Laurent FABIUS. Si ce dernier dispose d’une forte machine dans le Parti, il ne représente que 15% des militants. Considéré naguère comme un partisan inconditionnel de la Constitution européenne, Fabius a tourné casaque - faisant pencher la balance dans le camp du « non » (37% de l’aile gauche et 15% de fabiusiens).

En dehors de ses propres ambitions personnelles, Fabius semble aussi répondre à la réalité de la crise économique et sociale qui frappe la France : privatisation des services publics, dégradation du système de santé et délocalisation des emplois en Europe de l’Est. Une base de plus en plus radicalisée du Parti demande que celui-ci réponde aux besoins des travailleurs - et pas uniquement de la classe moyenne - et veut une rupture avec le néo-libéralisme. Fabius semble avoir compris que les électeurs à faibles revenus détermineront la présidentielle de 2007.

Cette situation met François Hollande dans une position difficile. Le 27 septembre, il a déclaré que pour qu’il se maintienne à la tête du Parti, il vaudrait mieux que le « oui » l’emporte. Il a même fallu appeler Roland DUMAS à la rescousse. Rappelons que M. Dumas est l’ancien président du Conseil constitutionnel qui avait rejeté le compte de campagne de Jacques Cheminade pour l’élection présidentielle de 1995. Après deux ans d’exclusion du PS pour cause de pratiques illégales, M. Dumas a été réintégré dans le Parti pour faire campagne en faveur du « oui ».

Pervenche Beres, parlementaire socialiste qui préside la Commission économique et monétaire au Parlement européen et qui soutient Fabius, a écrit dans Le Monde du 29 septembre que le choix politique de Fabius lui permettait maintenant de dire « non » à la Constitution européenne, pour la gauche, pour la France et pour l’Europe. Bérès considère que les Français ont le droit cette fois-ci de dire « non », car il faut une autre Europe, et que la Constitution européenne laisse intact le système économique actuel qui a échoué.

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