Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

France : vers une réforme globale du contrat de travail

La rédaction
visites
1463

Après le contrat nouvelle embauche (CNE), pour les entreprises de moins de vingt-et-un salariés, voici le contrat première embauche (CPE), pour les jeunes de moins de 26 ans : dans les deux cas, ces nouveaux contrats de cinq ans permettent de licencier pendant deux ans, du jour au lendemain et sans motif. Le scandale est que cette façon moderne de pouvoir mettre à la porte puisse être présentée par Dominique de Villepin et Thierry Breton comme un progrès. Il s’agit en réalité d’un inadmissible recul social.

Selon ses défenseurs (parmi lesquels le sénateur « social-blairiste » Jean-Marie Bockel), le CPE « offre des contreparties modestes mais réelles aux jeunes salariés : préavis, droit à la formation ouvert dès la fin du premier mois, indemnisation chômage dès le quatrième mois (au lieu de six actuellement) avec une allocation forfaitaire garantie, indemnité de rupture (deux mois de salaire), accès au crédit bancaire, bénéfice du locapass facilitant théoriquement l’accès au logement. »

Villepin assure qu’un jeune n’aura plus, avec son locapass, de difficultés pour se loger. Cependant, celui-ci n’assure qu’un étalement du paiement de la caution pour prendre un logement en location. Et René Pallincourt, président de la Fédération nationale des agents immobiliers, nous dit bien que « notre compagnie d’assurances, la CGIA, qui garantit les loyers impayés, refuse de prendre des dossiers de locataires du CNE, ou à l’avenir du CPE, s’ils ne disposent pas d’une bonne caution ».

Quant au crédit bancaire, soulignons que les banques ne sont pas tenues de motiver leur éventuel refus. L’on pourrait continuer ainsi sur chacune des rustines apposées par le gouvernement sur un « tout » injuste.

La réalité est que Dominique de Villepin envisage bel et bien « une réforme globale du contrat de travail ». Laurence Parisot, présidente du Medef, assure que « la bonne formule serait plutôt d’étendre le CNE à toutes les entreprises ». C’est le troisième étage de la fusée sociale Villepin : le « contrat unique » de travail, qui élargirait la période d’essai de deux ans à l’ensemble des salariés quels que soient leur âge et la taille de l’entreprise ! Dominique de Villepin et ses conseillers affirment que ce n’est pas d’actualité, mais dans son interview au Nouvel Observateur du 26 janvier, le Premier ministre a admis que ce contrat « était sur la table ». Jean-Louis Borloo l’a également dit lors de ses voeux à la presse, le 18 janvier.

Côté Medef, le contexte a été bien défini par Laurence Parisot, que même Le Figaro caricature, le 30 août 2005 : « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » Michel-Edouard Leclerc appelle, lui, à une thérapie de choc pour la France, quand on sait les effets que de telles « thérapies » ont eus dans les pays de l’Est ou en Amérique du sud. Cela n’a rien à voir avec le CPE français ? Faux ! c’est exactement la même logique.

La gauche, de son côté, n’a à offrir que des sparadraps. François Hollande propose un « contrat de sécurité formation », la formation étant financée par l’impôt, Dominique Strauss-Kahn évoque une « garantie permanente d’activité » et Laurent Fabius, un « contrat sécurité-insertion ». Chacun y va de sa formule socialo-techno, sans rien remettre en cause de l’essentiel.

Contactez-nous !