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François Bayrou, candidat de gauche ?

La rédaction
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Le moins qu’on puisse dire est que les socialistes ou les membres du PRG qui se tournent vers François Bayrou, à la recherche d’une perspective plus à gauche que celle de Ségolène Royal, souffrent d’un strabisme aigu. Mais cela paraît normal par les temps qui courent, où on ne sait plus où se trouvent ni la gauche, ni la droite.

C’est le soutien apporté dernièrement par François Bayrou à la Banque centrale européenne dans son statut actuel, qui nous a mis la puce à l’oreille : du point de vue économique, François Bayou pourrait être le plus conservateur des trois principaux prétendants à l’Elysée. Sa décision de mettre le problème de la dette nationale au cœur du débat de la présidentielle, prétendant qu’il peut le résoudre en trois ans et appelant tous les autres candidats à ne pas faire de promesses de campagne qui ne puissent être tenues, tend à confirmer ce jugement.

La source d’inspiration de M. Bayrou n’est autre que le rapport de Michel Pébereau sur la dette publique, publié en décembre 2005, qui appelait déjà le gouvernement et les Français à une « véritable cure d’amaigrissement » (Le Figaro du 14 décembre dernier). Rappelons que Michel Pébereau est le président de l’une de plus grosses banques françaises et internationales, le groupe BNP-Paribas, et que ce rapport lui avait été commandé par Nicolas Sarkozy. Avec de fort relents vichystes culpabilisateurs, il assène que depuis vingt-cinq ans la dette publique a quintuplé et que depuis 2004, l’intégralité de l’impôt annuel va à la rembourser. Proposant des coupes sombres, il se plaint amèrement des politiciens incapables de prendre des décisions impopulaires à cause d’un trop plein d’élections !

Or, c’est bien ce texte qui est la source d’inspiration de l’UDF dans cette campagne, comme on peut le lire dans un entretien donné par le député et porte-parole du groupe UDF sur le budget, Charles de Courson, dans une interview au journal Les Echos du 28 décembre 2005. Se déclarant « globalement » d’accord avec le diagnostic du rapport, Charles de Courson décline l’ensemble de mesures qu’il faudrait prendre : « Le secteur public doit faire des efforts de productivité équivalents à ceux du privé. Pour cela, il faut impérativement faire une pause salariale et ne plus remplacer un départ à la retraite sur deux chez les fonctionnaires. Par ailleurs, je préconise la stabilisation en valeur, pendant deux ou trois ans, des 63 milliards d’euros de contribution de l’Etat aux collectivités territoriales, ainsi qu’un examen de l’ensemble des avantages fiscaux pour éliminer les dispositifs inefficaces. » A la question de savoir « qui pourra prendre des mesures aussi impopulaires », de Courson développe le programme que François Bayrou défend depuis quelque temps :

« La France ne pourra pas échapper à une politique extrêmement rigoureuse, quels que soient les gagnants en 2007. Pour aller vite après les élections, il faudra agir par ordonnances en prolongeant la session parlementaire durant l’été, jusqu’au vote des grandes réformes. Et ensuite, il faudra rester rigoureux pendant au moins trois ans. »

Outre Charles de Courson, notons qu’un autre membre éminent de l’UDF, le sénateur du Rhône, Michel Mercier, est membre du conseil d’orientation de l’Institut Aspen, fondé par un autre grand spécialiste des cures d’amaigrissement : l’ancien Premier ministre Raymond Barre, auquel François Bayrou ne cesse de déclarer son admiration. Après avoir animé l’Institut pendant de nombreuses années, Raymond Barre, qui reste président de son Comité d’honneur, a passé le flambeau à Michel Pébereau, qui est devenu le président de son conseil d’orientation...

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