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Frénésie boursière : des mises en garde inattendues

La rédaction
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Actuellement, des millions de « petits investisseurs » américains et européens achètent des actions de sociétés du secteur « technologie de l’information », ce qui en fait grimper les prix à des niveaux absurdes. En même temps, la Fed et d’autres banques centrales injectent, pour leur part, de grandes quantités de liquidités dans le système bancaire. Ce phénomène conduit certains « experts financiers » à tirer la sonnette d’alarme, ceux-là mêmes qui affirmaient naguère que les Bourses continueraient à monter indéfiniment et que seuls les paranoïaques n’investissaient pas dans les actions.

Anatole Kaletsky, le rédacteur financier du Times de Londres, écrit le 16 décembre dans un commentaire intitulé « Prenez garde à la bulle du Net », que « la spéculation actuelle sur les actions [des sociétés] d’Internet présente toutes les marques d’une bulle financière. La frénésie Internet n’est peut-être pas aussi bizarre que la Tulipmania, qui vit les gens amasser et perdre des fortunes en achetant des bulbes de tulipes hollandaises, sans autre utilisation pratique que leur capacité à créer plus de tulipes, mais Internet peut être comparé à la bulle de la mer du Sud, ainsi qu’à la spéculation dans les actions des chemins de fer au milieu du XIXème siècle et dans les actions des radios dans les années 20. A l’époque comme aujourd’hui, les investisseurs se sont laissés emportés. Ceux qui ont sauté trop tard sur le train de la spéculation ont, en fin de compte, perdu leur fortune. (...) » Kaletsky se demande si la frénésie sur la « technologie de l’information » ne représente pas « un cas d’hystérie collective - une bulle financière classique où même les économistes, les historiens et les commentateurs sociaux les plus respectables se trouvent piégés dans une illusion populaire inspirée par l’espoir d’une richesse instantanée. »

Autre exemple : dans sa chronique du Frankfurter Allgemeine Zeitung, Heiko Thieme, qui incitait auparavant ses lecteurs à investir en Bourse, exprime des craintes similaires. Le 13 décembre, il a relevé les records boursiers qui ont été battus cette année : l’indice Nasdaq a grimpé de 65 % ; le Dow Jones de 22 % ; pendant la première semaine de décembre, les transactions de la Bourse de New York ont atteint un record, avec 5 milliards d’actions échangées en une semaine et les opérateurs à Wall Street reçoivent les plus fortes primes de fin d’année jamais obtenues.

Ensuite, Thieme écrit : « La fièvre des investissements atteint un niveau record. De nouvelles émissions sont échangées à des prix fantastiques, qui ne peuvent qu’être comparées à l’hystérie de la tulipe aux Pays-Bas, il y a quelques siècles de cela. Ce qui se passe aujourd’hui n’a plus rien à voir avec l’investissement traditionnel. (...) L’expérience nous enseigne que la plupart de ces actions [d’Internet], tôt ou tard, descendront aussi rapidement qu’elles ont monté. »

Citons encore un éditorial du 20 décembre dans le Guardian, qui porte sur la « bulle d’Internet condamnée ». Larry Elliott y trace aussi le parallèle entre la frénésie actuelle sur les actions Internet et la bulle de la mer du Sud, ainsi que la période précédent le krach de 1929. « Wall Street et la City semblent être au mieux de leur forme, avec les indices Dow Jones et Nasdaq atteignant de nouveaux sommets cette année. Mais la performance étonnante de ces voltigeurs a masqué le fait qu’un marché très nettement à la baisse est déjà en marche à New York et à Londres. Plus de la moitié des actions de l’indice S&P 500 sont en baisse cette année. (...) Il est très inhabituel de voir les indices boursiers s’élever aussi rapidement quand il y a davantage d’actions à la baisse qu’à la hausse. C’est encore plus inhabituel quand on voit, comme en ce moment, un fossé aussi considérable entre un petit nombre d’actions hautement capitalisées et une longue liste de [sociétés] non performantes. En fait, la tendance récente comporte des similarités frappantes avec la période précédant le grand krach de 1929. Mais comme nous le savons, les leçons de l’histoire tendent à être oubliées quand les individus attrapent le virus de la spéculation. A l’époque de la bulle de la mer du Sud, il est pratiquement sûr que quiconque mentionnait la Tulipmania du XVIIème siècle était traité sans ménagement. »

Le 15 décembre, le Financial Times s’inquiétait du fait que « l’hostilité au big business s’accroît et le ressentiment pourrait empirer s’il y avait un écroulement boursier ». L’auteur de cet article, Tony Jackson, écrit : « Considérons les trois événements suivants : l’échec des discussions sur le commerce mondial à Seattle ; le rejet par l’Europe des organismes génétiquement modifiés ; et l’exclusion de Railtrack, la société britannique de transports, de la privatisation partielle du métro londonien. Ces événements passent du global au provincial. Mais ils me semblent caractéristiques d’un thème commun : l’hostilité au big business. »

Si pour Jackson, cette tendance semble encore gérable pour le moment, il ajoute cependant : « Il y a un risque qui m’inquiète. C’est la possibilité d’un effondrement boursier traditionnel. En un sens, ce serait un châtiment mérité : une bonne leçon pour le triomphalisme capitaliste. (...) »

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