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Galbraith/Crise financière : « rétablir l’Etat de droit, condamner et incarcérer »

La rédaction
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10 juillet 2010 (Nouvelle Solidarité) – Faisant fortement écho aux campagnes du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche, l’économiste américain James Galbraith vient de publier une tribune cinglante sur les remèdes à la crise dans le magazine The New Republic, un bimensuel progressiste diffusé dans tous les États-Unis. Extraits :

« La crise financière n’est pas finie. Elle se poursuit, reste sans réponse et entrave toute reprise économique (…) pour retrouver la prospérité, il faut commencer par rétablir l’État de droit dans le secteur financier (…) le cadre légal est tombé avec l’abrogation de la loi Glass-Steagall en 1999 (…) la dé-supervision fut une prise de pouvoir criminelle (…).

« En arrivant au pouvoir, le président Obama avait l’occasion de changer le cours des choses mais ne l’a pas saisi. En saisissant les grandes banques, le gouvernement aurait pu réaliser des audits limpides, remplacer les dirigeants, se débarrasser des pratiques destructrices de compensation, réduire la taille d’un secteur boursouflé et enrayer le pouvoir du lobby bancaire qui constitue une entrave aux réformes financières.

« Rien de tout cela n’a été fait (…) les banques ont survécu et le gouvernement s’en sert pour justifier qu’elles n’avaient pas besoin d’être mises sous contrôle.

« Aujourd’hui, l’ex-classe moyenne est en grande partie ruinée (…) la secteur de la construction est déprimé, les Etats et les collectivités locales sombrent dans la spirale mortelle des coupes budgétaires et des hausses d’impôts, le plan de relance arrive à sa fin et les exportations pourraient bientôt faire les frais de l’austérité internationale et du déclin accéléré de l’euro. Dans le même temps, les hystériques du déficit semblent aujourd’hui déterminés à bloquer le versement des indemnités chômage et des transferts aux Etats, et demain, à sabrer les retraites et la santé publique.

« Quoi faire ? »

« Rétablir l’Etat de droit requiert avant tout un audit rigoureux des banques et de la Réserve fédérale. (…) Cela implique des enquêtes (…) des référés judiciaires (…) des mises en accusations, des poursuites judiciaires, des condamnations et des incarcérations.

« Le premier pas vers la reprise est le réalisme. Il faut d’abord arrêter de prétendre que les mauvais actifs peuvent devenir bons, que les mauvais prêts pourront être remboursés et que les gens mauvais peuvent gérer de bonnes banques. Une crise de la dette n’est résolue que lorsque les dettes sont éliminées et enterrées, lorsque les institutions qui revendent ces mauvaises dettes sont restructurées et réformées, et lorsque ceux qui ont mené ces grandes arnaques sont démis. (...) Les banquiers doivent pouvoir sentir le pouvoir de la loi jusqu’au plus profond de leurs entrailles.

« Il n’y aura plus de boom du crédit organisé par les banques (…) Nous devons faire ce que les Etats-Unis ont fait pendant le New Deal et ce que la France, le Japon, la Corée et tous les pays qui se sont reconstruits après un krach ou une guerre ont fait. Nous devons créer de nouvelles institutions consacrées au financement de projets, comme la Reconstruction Finance Corporation (RFC), pour jouer le rôle que les banques et les marchés ont abandonné. Ainsi, pour commencer, il nous faudra une banque pour l’infrastructure nationale, une banque pour l’énergie et l’environnement, une nouvelle Home Owners Loan Corporation et une Golf Coast Reconstruction Authority sur le modèle de la Tennessee Valley Authority (TVA). »

Galbraith reprend même la mesure phare du projet de loi HBPA de LaRouche : « le refinancement des crédits hypothécaires ou leur conversion en loyers mensuels pour que les gens puissent conserver leur logement, avec des taux convenables. Tout cela se fera par des prêts à long terme et à bas taux d’intérêt (…). »



Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 11/07/2010 - 00:23

    Cela bouge beaucoup aux stètes !!!

    C’est un bon signe. Encore un peu d’efforts pour prendre la bonne direction !!!!!

    Répondre à ce message

  • lejules • 10/07/2010 - 19:51

    justice vous avez dit justice ?
    pour ma part je pense qu’une commission Pecora ne pourra voir le jour que par les affaires betencourt et autre. un scandale en révèle un autre qui a son tour en révèle un autre. Ainsi de domino en domino la merde s’étalera au grand jour.Je ne vois que cela comme effet de levier.il faudra bien à un moment ou un autre nettoyer la fosse d’aisance.

    Répondre à ce message

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