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Gaza : qui sème la fin de l’OLP récolte le Hamas

La rédaction
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3 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) – Un article intéressant publié dans l’Humanité retrace comment, en moins de vingt ans, le Hamas est devenu la première force politique dans les territoires occupés. Est-ce pour son opposition farouche aux accords d’Oslo ? Ou est-ce parce que le mouvement islamiste a su pallier l’absence de l’Autorité palestinienne sur le terrain ? Sans doute un peu des deux, mais, écrit l’Huma, « on ne peut faire l’impasse sur le fait qu’Israël a fait en sorte de mettre en selle le Hamas, faisant tout pour disqualifier les laïcs au profit d’islamistes, tellement commodes à haïr. »

Car, dans les années 1970, Israël avait fort à faire avec le Fatah de Yasser Arafat et les organisations de la gauche palestinienne. Quand le Sheikh Ahmed Yassine, fraîchement diplômé de l’Université des Frères musulmans d’al-Azhar au Caire, arrive d’Egypte à Gaza et lance des organisations de bienfaisance, « il est encouragé par l’administration militaire en charge de ce territoire ».

Selon l’hebdomadaire israélien Koteret Rashit, cité par Le Monde du 18 novembre 1987, « le gouvernement militaire était convaincu que ces activités affaibliraient l’OLP et les organisations de gauche à Gaza ». Les Islamistes, ajoutait l’hebdo, « étaient organisés à faire venir de l’argent de l’étranger ».

A l’ombre de la répression israélienne contre l’OLP, dit encore l’Huma, les activités sociales, les écoles et l’Université de Gaza, d’où sortiront les élites du Hamas, prendront leur envol. Quand le Hamas est officiellement créé en 1987, il appelle sans surprise à la création d’un Etat islamique et à la réduction de l’influence de l’OLP !

Quand les accords d’Oslo sont conclus en 1993, le Hamas, qui s’y oppose, tente de les torpiller en multipliant les attentats suicide. « Comme en écho, Israël négocie d’une main mais poursuit la colonisation de l’autre en multipliant les entraves pour retarder la création d’un Etat palestinien prévu alors au plus tard pour… la fin 1998. »

Quand Sharon arrive au pouvoir en 2001, il partage avec le Hamas le rejet des accords d’Oslo. Tout acte de terrorisme sera systématiquement attribué à Arafat, confiné dans le quartier général de l’OLP à Ramallah.

« Israël entreprend de détruire les infrastructures de l’Autorité palestinienne qui préfigurent les contours du futur Etat palestinien. Le port et l’aéroport de Gaza, des édifices publics, la radio-télévision, soit 2000 institutions (80% des infrastructures palestiniennes) financées par l’UE, sont ainsi détruits. Ce à quoi s’ajoutent l’arrachage de 950000 arbres fruitiers et oliviers, le dynamitage de 62000 habitations, les morts civils… et en arrière-plan les assassinats ciblés de cadres connus de l’OLP. » Ce qui restait debout, c’était donc le Hamas.

Quand en 2006, l’UE et les Etats-Unis ont forcé la main à l’OLP pour organiser des élections, reconnues par tous les observateurs internationaux comme honnêtes, tout le monde savait que le Hamas risquait de les gagner. Quand ce dernier obtient une majorité au Parlement et exige le poste de Premier ministre, inexistant jusqu’alors, Bruxelles et Washington décident, de concert avec Israël, de couper les vivres aux Palestiniens.

Ainsi, c’est grâce aux échecs successifs du processus de paix, du refus d’Israël d’appliquer ses propres résolutions et celles de l’ONU, ainsi que d’autres feuilles de route, que le Hamas a pu « prospérer » avant de prendre le pouvoir à Gaza en juin 2007.

Nous espérons bien sûr que le mouvement Hamas, à l’instar du Hezbollah libanais, puisse évoluer et prendre le recul nécessaire pour s’éloigner du fanatisme destructeur que les anglo-saoudiens aiment tant manipuler.

Les Palestiniens méritent plus que jamais de devenir la clé de voûte d’une solution politique globale. Un accord de paix israélo-syrienne, à laquelle travaillent toutes les bonnes volontés de la région, est au cœur de ce dispositif.

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