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Geithner impliqué dans le scandale du LIBOR : « un vol de dimension cosmique »

La rédaction
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11 juillet 2012 (Nouvelle Solidarité) – Le scandale de la « banca nostra », le syndicat bancaire international ayant organisé la manipulation du LIBOR (le taux d’intérêt interbancaire de Londres servant de référence pour un marché de contrats de dette de 366 085 milliards d’euro de par le monde), frappe désormais les Etats-Unis.

Selon des documents rendus publics par la banque britannique Barclays le 3 juillet, il s’avère que le président de la Réserve fédérale de New York Tim Geitner, aujourd’hui secrétaire au Trésor de Barack Obama, était en communication directement avec la banque anglaise sur la question du LIBOR, entre août 2007 et octobre 2008.

Le Baltimore Sun précise notamment que Geitner avait inscrit « Fixing Libor » [« réparer » ou « arranger » le LIBOR] sur son agenda pour décrire une réunion prévue le 28 avril 2008 avec 10 collaborateurs de haut niveau. (voir ICI p. 430)

Déjà baptisé « le crime du siècle » par Robert Scheer, auteur de The Great American Stick-Up (Le grand bras d’honneur américain), ce scandale dépasse de loin ceux de Bernard Madoff et de Ken Lay (patron d’Enron), qualifiés de « simples amateurs en matière de crime financier », car il porte sur des centaines de milliers de milliards de dollars de transactions sur les produits dérivés à l’échelle internationale.

La corruption, selon deux invités de l’émission Viewpoint d’Eliot Spitzer sur CNN le 4 juillet, « est devenue le business model » sur Wall Street et a atteint le point où le système « est corrompu jusqu’à l’os », ajoutant que les 16 banques appelées à fixer le LIBOR – dont font partie les françaises BNP-Paribas, Crédit Agricole et Société Générale — ont forcément agi de commun accord, puisqu’une seule d’entre elles ne peut influencer le taux.

L’ancien secrétaire au Travail de Bill Clinton, Robert Reich, explique pour sa part que ce scandale va « probablement faire tourner le sang des Américains qui croient avoir tout vu en termes de dommages que peut causer Wall Street. Ceci implique une pratique plus générale – commencée en 2005 et continuant jusqu’à... qui sait, peut-être est-ce encore le cas – qui est celle de manipuler le LIBOR dans la direction nécessaire pour rendre les paris des banques sur les produits dérivés profitables. Cela fait des banquiers les gagnants et le reste d’entre nous – dont l’argent a été utilisé pour faire ces paris – des perdants et ploucs... » Si ceci devait être prouvé, ajoute-t-il, « cela deviendrait un vol de dimension cosmique – des milliers de milliards de dollars que les citoyens moyens auraient reçus ou économisés sur leurs dépôts ou emprunts et qui sont allés au lieu de cela aux banques ».

Reich conclut que « nous sommes peut-être en train d’atteindre le point où les Américains vont passer de la simple indignation à l’action », car « à travers l’Amérique, l’on entend une demande croissante pour que soit ré-institué le Glass-Steagall Act et que les plus grandes banques soient scindées en plusieurs parties ».

Des membres du Congrès ont finalement décidé de réagir et le Sous-comité des services financiers de la Chambre a exigé de la Fed qu’elle lui fasse parvenir les transcriptions de certains appels entre la Barclays et la Fed au cours de la période de temps que nous avons mentionnée. Une démarche du même type a été initiée au Sénat.

Notons que ces observations sont également valables pour la France, où il reste à lancer une enquête similaire, comme l’a exigé dès le 7 juillet Jacques Cheminade, et ce malgré les protestations du directeur de la Banque de France Christian Noyer.

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