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General Motors se bat contre la déclassement de ses obligations

La rédaction
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Selon le Detroit Free Press, la direction de General Motors (GM) envisage de se séparer de sa filiale de crédit financier, General Motors Acceptance Corporation (GMAC), afin de la protéger contre « la chute de la note de crédit attribuée à GM ». Pourtant, sur les 301 milliards de dollars de dette de la société, 260 milliards ont été contractés par GMAC, qui est par ailleurs le plus important de tous les secteurs du groupe.

Le classement de la dette de GM est tombée au niveau BBB-, soit juste au-dessus de celui des obligations poubelles, et la presse financière internationale spécule déjà sur une nouvelle rétrogradation. Considérons, à titre de comparaison, les conséquences sur les obligations d’entreprise : le géant de la pharmacie Merck vient d’offrir un taux d’intérêt de 4,65% sur une émission d’un milliard de dollars d’obligations, alors qu’avec sa note actuelle, GM devrait offrir 7,45% et jusqu’à 8,25% ou plus si ses obligations se retrouvaient au niveau poubelle. Si les analystes n’envisagent pas encore la faillite, ils se demandent néanmoins si le constructeur pourra générer les liquidités nécessaires pour lancer de nouveaux produits, si les coûts du crédit continuent à monter. En outre, si les obligations de GM sont à nouveau déclassées, la société devra verser des primes plus élevées à la Pension Benefit Garantee Corporation (PBGC), organisme chargé du versement des retraites pour différentes sociétés.

Avant la fin de cette année, GM compte créer un nouveau holding, Residential Capital Corp., regroupant GMAC (dont les avoirs sont surtout constitués d’hypothèques et de produits dérivés) et une autre filiale, Residential Funding, Inc. On estime de toute évidence que la notation de GMAC (deux points au-dessus du niveau poubelle) s’améliorera s’il se sépare de GM Auto. Mais cela ne résoudra nullement le problème posé par le non remboursement des prêts accordés aux concessionnaires de GM et au réseau de sous-traitants, dont la situation financière est si critique qu’ils ne peuvent emprunter ailleurs.

Or cette réorganisation pourrait être un premier pas vers la déclaration de faillite de GM-Automobile, et donc une tentative d’alléger ses obligations en matière de cotisations de retraite. Le fonds de retraite de GM est déjà déficitaire de 17 milliards de dollars et la PBCG ne saurait prendre en charge les pensions des centaines de milliers de retraités de GM, car elle a elle-même un déficit de plus de 23 milliards de dollars. A noter que de nombreuses entreprises sidérurgiques, ainsi que la compagnie aérienne USAir, ont profité de leur mise en faillite officielle pour se défaire de leurs obligations en matière de retraites.

GM lui-même a annoncé 3000 nouvelles suppressions d’emplois sur son site de Lansing (Michigan). Son chiffre d’affaires a chuté de 13% en février, malgré les généreux rabais de 3800 dollars consentis sur l’achat d’un nouveau véhicule et une réduction sur les prix de SUV. GM, qui contrôle Vauxhall en Grande-Bretagne, Saab en Suède et Opel en Allemagne, a également perdu 2,6 milliards de dollars en Europe l’année dernière.

La société Delphi, qui était la division des pièces détachées de GM jusqu’en 2000, a vu récemment sa notation de crédit tomber au niveau poubelle. Elle a déjà annoncé 8000 suppressions d’emplois depuis le début de l’année. Son directeur financier a été remercié le 4 mars et son PDG serait sur le point de démissionner.

Le Financial Times du 10 mars titrait sur les craintes suscitées par la solvabilité de GM, notant que les « traders d’obligations s’inquiètent des perspectives fondamentales de la compagnie ». Jusqu’à présent, on n’a jamais accordé le statut poubelle à une entreprise de la taille de GM/GMAC, mais là, note le FT, on se rapproche « du bord de la falaise ». La loi et les régulations en vigueur dans ce secteur obligent certains détenteurs d’obligations d’entreprises à les revendre si elles chutent au niveau poubelle, ce qui provoquerait, bien sûr, de fortes perturbations sur les marchés obligataires.

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