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George Bush : un refus obstiné de regarder la réalité en face

La rédaction
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De multiples rapports publiés ces derniers jours confirment que le président Bush se trouvait dans un état de déni pathologique de la réalité dans les premiers jours suivant l’arrivée de Katrina. Selon un article d’Evan Thomas paru dans l’édition du 19 septembre de Newsweek, ce n’est que tard dans la soirée du 1er septembre qu’il a commencé à prendre conscience de l’ampleur du désastre, à en croire certains membres du personnel de la Maison Blanche qui ont préféré, on le comprend, garder l’anonymat. Rappelons que ce président se vante de ne jamais lire de journaux ni écouter les informations et ses conseillers hésitent à lui communiquer de mauvaises nouvelles de peur qu’il ne sorte de ses gonds. « Lorsque Katrina a frappé, écrit Newsweek, il semble que personne ne voulait dire au président Bush la simple vérité : que les gouvernements des Etats et locaux avaient été dépassés par l’ampleur du désastre, que la FEMA n’était pas à la hauteur et que l’Armée, la seule institution dotée des moyens d’y faire face, ne pouvait intervenir sans une autorisation du Président primant sur toute autre autorité . »

Dans la soirée du 29 août, après que le gouverneur de Louisiane Kathleen Bianco ait téléphoné à Bush pour le supplier d’envoyer toute l’aide possible, Bush se borna à aller se coucher. Lors d’une téléconférence convoquée le lendemain à cinq heures du matin, ses conseillers devaient choisir lequel d’entre eux se chargerait de lui dire qu’il devait abréger ses vacances. Ayant accepté de le faire, Bush s’en est toutefois tenu à son emploi du temps prévu pour la journée, prononçant un discours sur l’Irak à San Diego et jouant de la guitare. Enfin, dans la soirée de jeudi, ses conseillers ont préparé un DVD à partir de reportages télévisés pour qu’il découvre enfin les images de détresse que les Américains pouvaient voir depuis plusieurs jours déjà. Le lendemain, à bord de Air Force One, à la Nouvelle Orléans, il a dû affronter des élus de Louisiane qui l’ont reçu, on s’en doute, assez rudement.

L’inertie de la Maison Blanche a aussi été décrite par Michael Brown, le chef de la FEMA récemment remercié, dans une interview au New York Times du 15 septembre. En tant que principal responsable sur place au moment de la catastrophe, il avait informé le ministre de la Défense intérieure Michael Chertoff et la Maison Blanche (le chef du cabinet Andrew Card et son adjoint Joe Hagin), peu après le passage de Katrina, le 29 août. Le quotidien new-yorkais note discrètement que le récit de Brown « laisse à penser que la responsabilité de l’échec va bien au-delà de Brown, qui a été cloué au pilori pour son incompétence ». Brown a tenté de rejeter sur le gouverneur Bianco la responsabilité de la gestion désastreuse du sinistre, mais en décrivant son emploi du temps durant cette semaine fatidique, il dit avoir passé de nombreux coups de fil à Chertoff, Card et Hagin pour les informer des graves difficultés rencontrées dans l’effort de secours.

Selon un article de Knight Ridder du 14 septembre, c’est Michael Chertoff et non Brown qui avait l’autorité de mobiliser une réponse du gouvernement fédéral. En vertu du « plan de riposte nationale », c’est le ministre de la Sécurité intérieure qui a le pouvoir d’ordonner aux organismes fédéraux d’intervenir avant même que les autorités locales et d’Etat n’en fassent la demande. Par conséquent, Chertoff était censé diriger l’effort, sans devoir attendre une quelconque directive présidentielle. Par ailleurs, National Public Radio notait le 28 août que ce ministre avait reçu dès le 28 août des avis d’ouragan sans ambiguité, mais n’a rien fait.

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