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Glass-Steagall : les socialistes oseront-ils déterrer la hache de guerre ?

La rédaction
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2 novembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – L’audition de Pervenche Berès, rapporteure de la Commission spéciale sur la crise financière du Parlement européen, par la Commission d’enquête parlementaire sur la spéculation financière de l’Assemblée nationale, le 27 octobre dernier, nous a permis de percer un peu le secret de « nos élites » sur cette question essentielle à notre survie qu’est la mise en coupe réglée du système financier international. Si l’on voit que certains commencent à se poser les bonnes questions, l’on est toutefois loin de la mobilisation de guerre requise face à la gravité de la situation.

Après avoir évoqué les problèmes de la directive MIF qui a dérégulé en 2005 tous les marchés boursiers, et d’une Chambre de compensation euro que l’Europe souhaiterait créer pour contrôler les produits dérivés hyper-toxiques que sont les CDS, Pervenche Berès est passée aux choses sérieuses. La question de la « titrisation » est posée, a-t-elle dit, se déclarant personnellement favorable à leur interdiction, mais soulignant qu’elle ne peut l’avancer car il n’y a pas de majorité sur cette question au sein de sa commission.

Puis Mme Berès de continuer sur sa lancée, indiquant que devrait être posée également la question de la séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires spéculatives, la fameuse loi Glass-Steagall adoptée par Roosevelt en 1933 pour mettre fin à un mélange des genres, où les banquiers spéculant sur fonds propres pouvaient aussi amener les simples déposants à perdre leur argent en cas de faillite de l’institution.

On voit bien le besoin de cette séparation dans un certain nombre de cas, a-t-elle avancé, reconnaissant toutefois qu’il est difficile de se lancer à l’assaut de cette Bastille à partir de la France, celle-ci étant actuellement la championne de la Banque universelle.

Réagissant vivement à ces propos, Henri Emmanuelli a souligné que de « forts vents contraires soufflent actuellement » en France contre cette idée de Banque universelle. Pour le député des Landes, le cœur de l’hostilité au rétablissement de la loi Glass-Steagall se trouve au sein de l’Association française des banques (AFB). Et Henri Emmanuelli d’ironiser que le jour où l’on tenterait de rétablir cette loi, l’opposition viendrait d’abord de l’AFB, ensuite de l’UMP, et enfin, d’une très large faction de son Parti socialiste !

Rares sont les endroits en France où des élus ou des responsables posent ces questions cruciales, ce qui donne toute son importance à cette Commission. Mais son tempo de travail, et les déclarations répétées d’Henri Emmanuelli, soulignant qu’il ne faut pas exagérer l’importance de ses travaux, sont totalement en décalage avec la réalité brutale du monde et du pays. Dans ce contexte, ces élus qui ont conscience de la situation doivent, aussi peu soient-ils, travailler tous les jours au sauvetage de la nation, comme si les dangers à venir étaient un pistolet braqué sur leur tempe. Toute autre attitude est futilité et manque de caractère.


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