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Gore Vidal, le 11 septembre et Lyndon LaRouche

La rédaction
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Il était inévitable qu’avec le temps, de plus en plus d’études, de livres et d’articles mettent ouvertement en cause la thèse américaine officielle sur les attaques du 11 septembre, notamment en ce qui concerne la seule responsabilité des réseaux d’Oussama Ben Laden. Il était tout aussi prévisible que l’oligarchie anglo-américaine tente par des chemins détournés d’orienter cette défiance vers une impasse. C’est ce rôle que doit jouer le nouveau livre de l’écrivain et pamphlétaire, Gore Vidal.

En effet, son livre, Perpetual War for Perpetual Peace, How We Got To Be So Hated (La fin de la liberté. Vers un nouveau totalitarisme., Ed. Rivages, 2002) est un best-seller en Amérique et sur le plan international, y compris parmi des cercles de gauche qui se méfient de la version officielle du 11 septembre. Vidal y dénonce quelques aspects inquiétants de la politique américaine, comme la vision stratégique du monde qui domine actuellement à Washington (on trouve d’ailleurs dans le titre l’expression « guerre perpétuelle », une menace dont nous avons souvent parlé) ou la dérive de la vie politique et judiciaire vers des conditions d’Etat policier. Cependant, il réaffirme la thèse officielle de la responsabilité de Ben Laden dans le 11 septembre, tout en présentant ce dernier comme un « combattant de la liberté » anti-américain, un « Saladin » des temps modernes combattant les « croisés » américains.

Il compare les attaques du 11 septembre et leurs conséquences à la manière dont les nazis, en 1933, utilisèrent l’incendie du Reichstag pour imposer des mesures d’Etat policier. Ce qui laisse penser qu’il ne croit pas vraiment au fait que Ben Laden ait tout orchestré.

Notons aussi qu’il défend Timothy McVeigh, l’homme exécuté en 2001 après avoir été condamné pour l’attentat d’Oklahoma City en avril 1995. Vidal le dépeint comme un combattant de la liberté interne qui s’en prenait à un gouvernement fédéral brutal. (Vidal exprime une haine particulière pour le président d’alors, Bill Clinton.) Et là aussi, il insinue que la version officielle des événements d’Oklahoma City aurait falsifié les faits.

Pour mieux comprendre le but de Vidal, il faut attendre d’en arriver à la page 61, où il lance une attaque contre Lyndon LaRouche - celui qui a qualifié les événements du 11 septembre de « travail intérieur » dirigé par de puissants éléments « voyous » au sein de la structure militaire et de renseignement américaine. Vidal écrit qu’il existe des « conspirateurs » qui sont passés experts en matière de « détourner l’attention » et utilisent Lyndon LaRouche comme instrument ! L’écrivain essaie de toute évidence de contrer l’influence grandissante de LaRouche depuis le 11 septembre en lui attribuant des divagations qu’il n’a bien sûr jamais dites. Il prétend notamment que LaRouche aurait déclaré que « la Commission trilatérale est une conspiration communiste mondiale à la tête de laquelle se trouvent les Rockefeller (...) Celui qui a amené quelqu’un comme Lyndon LaRouche à dire que cette Cosa Nostra des Rockefeller était en fait un front communiste, était vraiment inspiré ».

Sur le plan général, il n’est pas surprenant que Vidal s’en prenne à LaRouche. En effet, la conception de l’histoire qu’il présente dans ses essais et ses romans historiques est à l’opposé de celle de LaRouche. Vidal idolâtre par exemple le traître à la cause américaine, Aaron Burr, et attaque de grands représentants de la tradition intellectuelle américaine comme George Washington, John Quincy Adams et, avec beaucoup de hargne, Franklin Roosevelt.

Ainsi, le livre de Vidal est schizophrénique, démontrant l’existence d’une « conspiration interne » derrière le 11 septembre, tout en la niant. D’où son attaque contre LaRouche.

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