Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Grande-Bretagne : l’« axe du mal » suscite un conflit politique

La rédaction
visites
762
commentaire

Une guerre ouverte a éclaté au sein de l’establishment britannique à propos de la doctrine de l’« axe du mal ». La première salve a été tirée par Christopher Patten, commissaire européen des Affaires étrangères, ancien gouverneur britannique de Hong Kong et ancien président du Parti conservateur sous le gouvernement Thatcher.

Dans une interview accordée au Guardian du 8 février, il estime qu’« il est très dangereux d’adopter des positions absolutistes et simplistes. (...) J’espère que l’Amérique [n’ira pas] plus loin dans cette tendance unilatéraliste. » Plutôt qu’un « axe du mal », Patten propose un « engagement constructif » vis-à-vis de pays comme l’Iran et la Corée du Nord.

Dans une interview au Financial Times du 14 février, le secrétaire d’Etat Colin Powell a reproché à Patten d’avoir exagéré. Le lendemain, le Britannique rétorquait dans le même quotidien : « Les véritables amis ne sont pas des flagorneurs. Ceux qui, parmi nous, se sentent concernés par certaines tendances de la politique américaine ont le devoir de parler. » Selon Patten, l’« instinct » américain en faveur de l’unilatéralisme et de la projection de sa puissance militaire est « profondément erroné » et est, « en fin de compte, inefficace et autodestructeur ».

Les déclarations de Patten sont d’autant plus remarquables que, le 11 février, son ancien patron, Margaret Thatcher, avait totalement soutenu la politique d’« axe du mal ». Ensuite, le 15 février, le Times affirmait dans un éditorial intitulé « Pour libérer l’Irak : Blair doit préparer le parti et le pays à une action militaire » : « Par une combinaison de moyens militaires et d’opérations clandestines, qui sont aujourd’hui en discussion, les Etats-Unis se préparent à détruire le régime de Saddam Hussein. Le calendrier est souple, mais ne sera dicté que par la préparation stratégique et militaire de l’Amérique et rien d’autre, certainement pas par les pleurnicheries vertueuses de Bruxelles et de Berlin. L’objectif est fixé. (...) Le renversement du dictateur irakien est militairement faisable et politiquement urgent.

« Les gouvernements européens, au contraire, se précipitent en hurlant vers un abri, se répandant en injures contre l’unilatéralisme américain. La Grande-Bretagne ne s’est pas jointe au choeur, mais Tony Blair ne s’est pas encore aligné sur l’Amérique à propos de l’Irak. La Grande-Bretagne est le seul pays européen figurant sur le plan de voyage de Cheney. Cet honneur ne donne au Premier ministre que quelques semaines pour maîtriser la montée de l’anti-américanisme au sein de son propre parti et expliquer pourquoi ce pays doit se tenir aux côtés de son plus important allié. Cela sera la décision la plus solitaire de sa fonction de Premier ministre et pourrait compromettre ses ambitions européennes. Mais ne pas relever le défi de cette épreuve serait dévastateur pour la crédibilité internationale de la Grande-Bretagne. »

Les éditoriaux du Guardian du 16 février et de l’Observer du 17 février se voulaient en quelque sorte une réponse au Times. Le Guardian écrit que « ce serait une énorme erreur pour le gouvernement Blair, au regard de son propre électorat et au regard de la position de la Grande-Bretagne dans le monde arabe et en Europe », de soutenir cette guerre. Et au Times de rétorquer le 18 par un article de William Rees-Mogg, soutenant totalement cette guerre et affirmant qu’aujourd’hui, la « Pax Americana » devait suivre les méthodes de la « Pax Romana » de l’empereur romain Auguste.

Contactez-nous !

Don rapide