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Grande-Bretagne : la mort de David Kelly

La rédaction
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La mort du grand expert britannique en armes biologiques, le Dr. David Kelly, a produit un choc émotionnel et politique comparable à la mort de la princesse Diana en 1997. Dans les pubs où le Britannique moyen discute de politique, quand il n’y a pas de match de football ou un autre sujet brûlant, le sentiment populaire est sans équivoque : c’est Blair qui est responsable de la mort de Kelly.

Le motif officiel de sa mort est le suicide. Néanmoins, il serait naïf d’exclure le fait qu’il ait pu « être suicidé » - non pas par les services secrets mais par des « réseaux privés » déterminés à cacher les menées de la « junte » dirigée par Cheney et son complice Tony Blair, dans la période avant la guerre. Après tout, c’est le Dr. Kelly lui-même qui a évoqué les « acteurs des ténèbres » qui s’en prenaient à lui. Même ceux qui préfèrent croire à un suicide savent que le gouvernement Blair et ses hommes de main ont créé une situation politique et psychologique intenable pour l’expert scientifique.

L’humiliation publique que l’on a fait subir au Dr. Kelly était choquante, dans la vie publique britannique, étant donné qu’il était l’un des « serviteurs de l’Etat » les plus respectés. Ce traitement provoque déjà une vague d’écœurement et de rage parmi ses anciens collègues et d’autres hauts fonctionnaires qui représentent en quelque sorte le « ciment » de la société.

Avec un cynisme éhonté, l’entourage de Tony Blair voulait utiliser David Kelly dans sa bagarre avec la BBC. Il voulait que l’expert discrédite le journaliste Andrew Gilligan, qui avait révélé, en s’appuyant sur une source restée anonyme, que le directeur de communications du Premier ministre, Alastair Campbell, avait rendu « plus sexy » le dossier de septembre 2002 sur les ADM irakiennes de façon à exagérer la menace immédiate posée par l’Irak. Certains accusaient Kelly d’être la « taupe » de Gilligan.

Robin Cook, l’ancien ministre de Blair, avait déclaré à plusieurs reprises que la bagarre avec la BBC était utilisée pour détourner l’attention du vrai scandale, à savoir la controverse sur les ADM en tant que telle. Maintenant, Blair et ses amis veulent faire la même chose avec Kelly, en prétendant vouloir s’en tenir strictement à l’établissement des faits entourant sa mort.

A Tokyo le 20 juillet, Blair a eu un avant-goût de ce qui va se passer après sa conférence de presse conjointe avec le Premier ministre japonais Koizumi. Blair a évité de parler de la mort de Kelly jusqu’à ce qu’un journaliste britannique se lève pour dire - devant les millions de téléspectateurs de la BBC : « Je sais que c’est une question émotionnelle, Monsieur le Premier ministre, mais avez-vous le sentiment que la mort du Dr. Kelly pèse sur votre conscience ? » Un Tony Blair visiblement secoué a voulu esquiver la question en parlant de « réserve » en attendant de connaître les faits, mais le journaliste l’interrompit : « Monsieur le Premier ministre, vous évitez ma question. Je vous demande si vous prenez une part de responsabilité pour les circonstances ayant mené à cette mort ? »

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