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Grande-Bretagne : la nouvelle année débute dans les turbulences

La rédaction
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Au cours des premiers jours de 2004, le Premier ministre Tony Blair ainsi que certains éléments de la monarchie britannique ont été mis à rude épreuve. Lord Hutton, le juge qui mène l’enquête sur l’apparent suicide du spécialiste en armements, David Kelly, a annoncé qu’il allait reporter la date de conclusion de son rapport final, prévu au départ pour novembre-décembre, car le bureau du Premier ministre aurait déposé, à la dernière minute, un dossier destiné à démentir les accusations du sous-secrétaire permanent du ministère de la Défense, sir Kevin Tebbit. Celui-ci, dernier témoin entendu avant la fermeture de l’enquête, a révélé en octobre dernier qu’il avait assisté à la fameuse réunion du 8 juillet 2003, présidée par Blair, au cours de laquelle le gouvernement avait décidé de rendre public le nom de David Kelly. Décision lourde de conséquences pour deux raisons principales : premièrement, le fait d’avoir révélé l’identité de l’expert en armements est intimement lié aux circonstances ayant mené à sa mort, et deuxièmement, elle reflète la détermination du gouvernement britannique de discréditer tous ceux venant démentir ses propos sur les prétendues ADM irakiennes, comme l’avait fait David Kelly sous couvert d’anonymat.

Le 22 juillet dernier, Blair jura qu’il était étranger à cette affaire, alors que Tebbit affirmait le contraire. Le Premier ministre a été prié de s’expliquer au cours de la première session de la Chambre des communes de cette année. En réponse au chef de file du Parti conservateur, Michael Howard, il a déclaré qu’il devrait « bien entendu » démissionner s’il était prouvé qu’il avait trompé le Parlement. Selon de nouveaux sondages, une bonne partie de la population britannique pense que Tony Blair ne dit pas la vérité à propos de Kelly. Dans un article paru dans deux grands quotidiens outre-Manche, un certain David Clark, ancien conseiller de gouvernement travailliste, affirme que Blair est « impropre à gouverner », quelles que soient les conclusions du rapport Hutton, à cause des machinations et distorsions autour des ADM irakiennes.

Par ailleurs, le Premier ministre est contesté au sein de son propre parti en raison de son intention d’appliquer des droits d’inscription à l’université. Au moment où nous mettons sous presse, plus de 100 députés travaillistes ont annoncé qu’ils s’opposeraient à cette mesure lors du vote prévu pour le 27 janvier. Un vote négatif reviendrait pratiquement à une censure du gouvernement.

Bien que Blair ait tenté de faire remonter sa cote de popularité en organisant une visite surprise à Bassorah, dans le sud de l’Irak, le 4 janvier, sa tactique évidente a été dénoncée presque unanimement. Les pressions sont telles que le Premier ministre, défensif, a dû admettre, le 10 janvier, qu’il « ne savait pas » si l’on trouverait un jour des armes de destruction massive en Irak, alors que leur existence était le seul motif de l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne.

Par ailleurs, le coroner de la famille royale, Michael Burgess, a annoncé, à la surprise générale, qu’il allait rouvrir l’enquête sur la mort de la princesse Diana dans la nuit du 31 août au 1er septembre 1997, à Paris. Cette question reste extrêmement émotionnelle en Grande-Bretagne où des millions de personnes ne croient toujours pas à la thèse de l’accident. Burgess a précisé que l’enquête serait confiée à sir John Stevens, le chef de la police métropolitaine de Londres qui a récemment enquêté sur les liens douteux entre les services secrets britanniques et la police d’Ulster et les organisations protestantes paramilitaires en Irlande du Nord. Par ailleurs, le Daily Mirror publiait la semaine dernière le texte d’une lettre que Diana aurait écrite en 1996, dans laquelle elle soupçonnait son mari (le prince Charles) de comploter afin de la faire disparaître dans un accident de voiture.

Selon une source londonienne, ces révélations font partie d’une campagne concertée pour empêcher l’accession de Charles à la succession royale. Or les implications vont bien au-delà, mettant en cause toute la structure monarchique ainsi que certaines forces haut placées de l’establishment, en Grande-Bretagne et en France. Par ailleurs, selon le Times de Londres du 10 janvier, la police met en doute l’authenticité du prélèvement sanguin effectué sur le chauffeur de la voiture de Diana, Henri Paul, mort sur le coup. Ceci remet en question la conclusion du magistrat français Stephan, selon laquelle l’état d’ivresse de Paul serait la cause de l’accident. Toujours selon le Times, il est probable que des officiers du MI5 et du MI6 seront interrogés, ainsi que le prince Charles lui-même. Le quotidien de Londres précise que la demande de réouverture de l’enquête provient du sein même de l’establishment.

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