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Grandes manoeuvres pour dissimuler l’effondrement économique

La rédaction
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Dans les semaines précédant les élections législatives aux Etats-Unis, le gouvernement Bush et la Réserve fédérale ont engagé un effort concerté pour dissimuler la situation désastreuse de l’économie américaine, bien qu’elle risque de déclencher une rupture financière globale au lendemain de ces scrutins. Dans ce cadre, on abaisse le prix du pétrole, on prétend que le marché du logement américain subit un simple « refroidissement » et non un krach, et on fait monter les cours boursiers à des niveaux records, tout en présentant des données « manipulées » sur l’emploi, les dépenses de consommation, l’inflation, etc.

Le 5 octobre, le président George Bush déclara : « Notre économie est forte. Les salaires augmentent. Les prix de l’énergie baissent, ce qui veut dire que les gens vont avoir de l’argent en poche à épargner, investir ou dépenser. (...) Je suis content des progrès économiques que nous faisons. » Deux jours avant, le vice-président Dick Cheney avait fait une déclaration presque identique. Quant à l’ancien président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, il estime que, dans le secteur du logement, « le pire est passé ».

L’évaluation de Lyndon LaRouche est tout autre : « Nous sommes au point où le système financier et monétaire international est condamné, sans appel. Il est entré dans la phase finale d’un processus de désintégration, en dépit de toutes sortes de manipulations, tromperies et mensonges. (...) Le système financier international est basé dans son ensemble sur le dollar, sur l’idée que le dollar représente une certaine valeur, par rapport aux autres monnaies. Si le dollar s’effondre, c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui subira un effondrement général. »

Par ailleurs, Robert Rubin, l’ancien secrétaire américain aux Finances du président Clinton, a confié au Financial Times, à propos de la hausse record des valeurs boursières : « Eh bien, je pense que le fait que le Dow Jones ait atteint un record n’est pas significatif. Par le passé, les marchés ont été, dans de nombreux cas, de bien mauvais prévisionnistes. On se rappellera que le Dow avait pulvérisé tous les records le 19 octobre 1987, avant que le marché s’effondre de 22 % en une journée. A la fin de 1999 et au début 2000, les marchés ont connu des sommets, puis ce fut la chute. (...) »

Encore des ennuis pour les fonds de prise de participation et les hedge funds

Selon le Hedge Fund Research, basé à Chicago, plus de 2600 nouveaux hedge funds ont été créés ces deux dernières années, pendant que 1000 ont fermé boutique et que bien d’autres devraient disparaître bientôt en raison d’une vague de consolidation.

11,4 % des fonds actifs début 2005 avaient fermé avant la fin de l’année, soit plus du double de l’année précédente. Au cours du premier semestre de cette année, plus de 300 hedge funds ont cessé leur activité. La dernière débâcle en date est celle de Vega Asset Management, qui comptait parmi les plus grands il y a deux ans encore, avec ses 12 milliards de dollars d’investissements ; entre-temps, il a en perdu 75 %, dont 6 milliards depuis janvier 2006 en raison d’un pari malheureux sur les bons du Trésor américain.

Quant à l’Europe, l’édition du 3 octobre du Neue Zuercher Zeitung publiait un article sur « La Hague à l’ombre des sauterelles », citant le ministre néerlandais de l’Economie, Joop Wiyn, qui accusait récemment les fonds de private equity (prise de participation) de « dévorer les sociétés comme des sauterelles ». Ainsi, ces fonds américains ont racheté le géant des médias VNU et s’apprêtent à acquérir le conglomérat industriel Stork et le géant de la vente au détail Anhold, pour ne citer que les plus connus.

Dans chacun de ces cas, les fonds ont détourné la réglementation qui oblige à déclarer auprès de l’organisme néerlandais de régulation (AFM) tout achat égal ou supérieur à 5 % du total des actions d’une société. Cette mesure permet à l’entreprise visée de se défendre. Mais les fonds de participation se sont servis de produits dérivés et de « sous-fonds » formellement indépendants pour éviter d’avertir l’AFM avant d’avoir acquis entre 10 et 30 % des parts, laissant la victime pratiquement sans défense. Selon le NZZ, le gouvernement néerlandais a déposé un projet de loi durcissant le respect du seuil de 5 % et permettant aux entreprises visées d’intenter une procédure judiciaire pour se protéger d’une acquisition par un private equity fund.

En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 4 octobre a consacré un long article à cette vague d’acquisitions qui annonce bien des cas d’insolvabilité. Pour financer l’acquisition d’une entreprise, les fonds de prise de participation empruntent la somme nécessaire et imputent la dette ainsi contractée à l’entreprise en question. Par conséquent, les analystes s’attendent à une vague de faillites. On estime que les « achats par effet de levier » (LBO) réalisés par ces fonds vont se traduire, au cours des deux années à venir, par quelque 30 milliards d’euros de créances douteuses, dont un quart en Allemagne. Selon JP Morgan, les acquisitions d’entreprise effectuées depuis deux ans en Europe par des private equity funds se montent à 218 milliards d’euros.

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