Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Grèce : c’est le système monétaire mondial délinquant qui est en faillite, pas les Etats !

La rédaction
visites
1821

10 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – « Faillite de l’euro, nous voila ! », c’est le credo qu’on entend partout décrivant l’état inquiétant des comptabilités publiques de certains pays de la zone euro, jadis appelés le « Club Med » et récemment rebaptisés PIIGS (Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne) par les cartels de la finance anglo-saxonne.

Libération, qui présente à sa « une » la Vénus de Milo faisant la manche, offre même un scénario de politique fiction que « personne ne veut aujourd’hui envisager ». D’après cette narration, le 31 mars 2010 le gouvernement grec annoncerait, sous pression d’un Parlement refusant d’adopter des mesures impopulaires, le départ de la zone euro et la résurrection de la monnaie nationale, le Drachme.

Alors qu’en 2007 et 2008, la note salée des déboires financiers des banques fut passée à des Etats qu’on menaçait de chaos avec « une nouvelle crise de 1929 » et un tsunami social dû au chômage qui en aurait résulté, les mêmes banques spéculatives, via leurs trois grandes agences de notation (Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s), véritable bras armé de la finance, s’érigent aujourd’hui en tribunal international de justice et en donneurs de leçons de morale.

Comme dans les arènes de Rome, les agences de notation pourtant épinglées par le G20 pour leur rôle déstabilisant lors de la crise bancaire, ordonnent la mise à mort de leurs propres gladiateurs en orientant leurs pouces vers le bas, dès lors que ceux-ci sont épuisés ou déplaisent à l’impératrice.

Ainsi, depuis le début de la crise financière, quatre pays de la zone euro, qui avaient généralement connu une croissance fulgurante basé pour l’essentiel sur l’immobilier et les services, ont vu leurs notes dégradées par les agences de notation : le Portugal, l’Irlande, et la Grèce, rejoints hier par l’Espagne dont la note a été mise sous surveillance négative par Standard & Poor’s.

Les victimes sont donc sommées de se suicider dans les meilleurs délais. Après l’Islande et l’Irlande, la Grèce est priée de s’exécuter et de faire payer sa population. Le gouvernement socialiste, élu il y a à peine 50 jours sur un programme opposé à l’austérité, rechigne à se soumettre au fascisme financier. Dans une interview exclusive avec Le Figaro, le ministre des Finances Georges Papanconstantinou déclare que le gouvernement grec entend « réduire les dépenses de consommation, mais maintenir les dépenses publiques d’aménagement, en bénéficiant des fonds européens que nous n’avons pas épuisés. Nous réduirons aussi les dépenses militaires de 500 millions d’euros. A l’inverse, nous augmenterons celles de l’éducation (…) Nous avons déjà décidé le gel des embauches dans la fonction publique, la disparition des contrats à durée déterminée dans l’administration, et nous ne remplacerons les départs qu’à raison d’un poste sur cinq. Nous prévoyons aussi de réformer le système des retraites, mais nous ne relâcherons pas nos efforts pour améliorer les dépenses de santé et de sécurité sociale ».

Hier, le chef du gouvernement Georges Papandreou a estimé que « le problème budgétaire menace pour la première fois depuis 1974 la souveraineté nationale », car la Grèce est dans le collimateur de Bruxelles pour son déficit excessif.

La sévérité implacable des exigences de Bruxelles à l’égard d’Etats ruinés par les banques contraste tragiquement avec la tendresse de l’UE envers la « finance folle ». Bruxelles semble vouloir utiliser la manière forte et infliger une punition à la Grèce pour montrer l’exemple. Après avoir lancé une mise en garde contre le dérapage des finances publiques, les ministres des Finances des 27 ont décidé début décembre d’engager la phase suivante de la procédure. Une nouvelle recommandation doit être finalisée d’ici deux mois, ce qui marque un pas de plus vers la possibilité de sanctions. En effet, une fois cette recommandation adoptée par le Conseil, la Grèce aura six mois pour se mettre en conformité avec les demandes européennes. Si la recommandation reste lettre morte, alors des pénalités financières pourront éventuellement s’appliquer (amendes, révision de la politique de prêt de la Banque européenne d’investissement, obligation de mettre de l’argent de côté…) – ce qui serait une première, l’UE n’étant jamais passée à l’étape des sanctions.

Constatons que dans cette affaire, le monde marche sur la tête. Au lieu que les Etats passent le système bancaire par une réorganisation en faillite ordonnée, ce sont les banques et leurs appendices qui imposent des procédures de banqueroute aux Etats ! A nous de remettre le monde à l’endroit !


Articles :
— Jacques Cheminade : pour une vraie Commission Pecora et la réquisition des banques

— Faillite de la Grèce : les banquiers menacent la France et l’Allemagne


Contactez-nous !