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Grèce : qui cherche à tester la « Stratégie de la tension » ?

La rédaction
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8 décembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Les évènements qui secouent la Grèce depuis samedi nous portent à croire que l’oligarchie financière cherche à se servir de ce pays comme laboratoire social. Depuis des mois, parmi les élites, une question hante les esprits : « Comment gérer cette révolte qui grandit parmi les classes moyennes », à qui l’on cherchera in fine à faire payer les pots cassés par la spéculation financière.

Utilisée surtout en Italie au début des années 1970, la « stratégie de la tension », combinant attentats aveugles, exécutions ciblées, terrorisme idéologique et tentatives de putsch, revient ainsi à l’ordre du jour.

A partir d’Athènes, une vague d’émeutes se répand depuis samedi à travers toute la Grèce, surtout dans les grandes villes universitaires comme Thessalonique (Macédoine), Patras dans le Péloponèse, Ionnina en Epore ou encore Héraklion en Crète. La mort d’un adolescent de 15 ans, tué par balle alors qu’un groupe d’une trentaine d’émeutiers attaquait un fourgon de police à Athènes, a mis le feu aux poudres. Des centaines de manifestants sont alors descendus dans la rue pour protester contre « l’arbitraire » de la police.

Bien que le Premier ministre grec, le conservateur Costas Caramanlis, ait tenté de calmer la situation en inculpant immédiatement le policier en cause, le mouvement de contestation a gagné tout le pays.

Dimanche, à Athènes, des dizaines de jeunes cagoulés (« koukoulofori ») ont harcelé sans répit les forces de police, brisant les vitrines et incendiant les magasins.

Notez ici que mercredi, un engin incendiaire artisanal avait éclaté devant le bureau de l’agence de presse AFP à Athènes, acte revendiqué par le groupe « Conspiration des cellules du feu ». Cet attentat, affirme Libération, aurait été commis « en signe de solidarité avec les camarades français » (les membres du groupe de Julien Coupat et Benjamin Rosoux, soupçonnés d’actes de sabotage contre des lignes de TGV en France).

Sous la bannière « Contre un Etat qui assassine, manifestons contre la dictature de la peur », plus de 5000 manifestants démarrèrent leur marche depuis l’école polytechnique, lieu symbolique où, en novembre 1973, la révolte des étudiants contre la dictature des colonels avait été noyée dans la répression.

Cependant, ce chaos et ces provocations permettent au gouvernement grec de détourner l’attention de la « colère sociale » qui gagne l’ensemble du pays.

Confirmant l’état dramatique d’un système de santé à la dérive, car privé de financement, la correspondante sur place de Libération écrit : « Toute la semaine passée, les CRS grecs ont interdit par la force l’entrée du ministère de la Santé à des infirmières, médecins et employés administratifs venus protester contre le non-paiement de leurs salaires, blessant de nombreux manifestants. »

La crise économique et financière provoque aujourd’hui « l’implosion du faux miracle économique grec, pulvérisé par le surendettement, les placements douteux des finances publiques et la corruption. »

La synchronisation des émeutes indique que l’on est en présence d’une politique de « stratégie de la tension ». Comme le note Libération : « Cette ‘colère sociale’, comme la nomment de nombreux commentateurs du pays, intervient d’ailleurs trois jours avant la grève nationale prévue mercredi, où pour la première fois, l’ensemble des organisations syndicales font front commun ».

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