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Greenspan critiqué en Grande-Bretagne

La rédaction
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Selon divers chroniqueurs représentant l’establishment britannique, Greenspan a très mal géré le dernier épisode de la crise économique et financière, créant une situation de chaos et de panique.

Dans le Times de Londres du 8 janvier, Rees-Mogg écrit que Greenspan « semble avoir commis le péché suprême d’un banquier central » en permettant « un marché boursier insoutenablement élevé, un taux d’épargne insoutenablement bas, un déficit extérieur insoutenablement élevé ». Puis, ces six dernières semaines, Greenspan « a sautillé comme une chatte sur un toit brûlant », sa décision du 3 janvier de baisser les taux traduisant une « panique » évidente. Selon Rees-Mogg, Greenspan, en alimentant ces dernières années la bulle financière, par exemple par le renflouement du hedge fund LTCM en 1998, a « jeté de l’huile sur du feu ».

L’article du Times est illustré par une caricature montrant un Bill Clinton fumant un cigare et conduisant une voiture des années 20 avec l’inscription « les années folles 90 », et un pathétique petit Greenspan, sur le bas-côté, portant une pancarte, « t’as pas dix balles ? »

Autre commentaire dévastateur, l’article, paru le même jour, du rédacteur économique du Guardian, Larry Elliott, l’un des seuls spécialistes britanniques ayant prévu, ces huit dernières années, un grand krach financier. Sous le titre, « Greenspan - Un gourou mais pas un dieu », il écrit : « Les anciens Grecs croyaient que leur monde était régi par des dieux et des déesses vivant au sommet du Mont Olympe. (...) Dans un monde exposé à la guerre, à la maladie et au désastre, les décisions des Olympiens expliquaient à point nommé pourquoi la vie devenait dure. (...) Alors qu’il ne semble pas y avoir de candidate pour une nouvelle Aphrodite, l’identité du nouveau Zeus du Panthéon ne fait pas de doute : c’est Alan Greenspan. Quand il a décidé la semaine dernière de diminuer d’un demi-point les taux d’intérêt américains, ce fut l’équivalent d’un coup de foudre tombé du ciel. La foi en de ce dieu des dieux est si grande que les marchés ont aussitôt cessé de vendre des actions pour en acheter par camions. (...) Greenspan avait parlé. Tout irait bien. »

Ce qui c’est réellement passé, remarque sarcastiquement Elliott, est exactement le contraire. Greenspan « a été obligé de prendre une mesure d’urgence » à cause de pertes importantes essuyées par une grande institution financière. Croire que Greenspan et d’autres de son espèce ont « le contrôle de l’économie mondiale est aussi fantaisiste que croire que l’hiver arrive quand Perséphone descend aux enfers. Cette pensée peut nous effrayer, mais c’est comme ça. »

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