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Greenspan interrogé au Congrès sur un krach à venir

La rédaction
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Témoignant devant la Commission des Affaires bancaires de la Chambre des représentants, le 25 juillet, le président de la Fed Alan Greenspan, qui répondait au député démocrate de Californie Brad Sherman, a dû s’exprimer sur la question d’un krach financier. Il est particulièrement inhabituel que ce genre de question soit abordé si ouvertement au Congrès, surtout par un élu démocrate, à trois semaines de la Convention démocrate de Los Angeles. Cela fait en tout cas un contraste saisissant par rapport à la ligne Clinton-Gore selon laquelle l’Amérique connaîtrait « un nouvel été de prospérité ».

A la question de Sherman : « Puisqu’il semble qu’il va y avoir un krach, avez-vous un plan d’urgence pour y faire face ? », Greenspan répondit : « Tout d’abord, je n’admettrais pas qu’un krach puisse avoir lieu, ni quand. Et en effet, tout ce que je peux vous suggérer, c’est que nous avons une horrible quantité d’analyses qui s’intéressent à divers scénarios, auxquels nous attribuons de très faibles probabilités, mais vous reconnaitrez que des événements ayant de très faibles probabilités se produisent à de très rares occasion ; il faudrait donc avoir, comme - je crois - les gouvernements en ont depuis des générations, toutes sortes de plans pour traiter de très nombreux imprévus, dont 99,8 % n’arrivent jamais. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’imprévus. »

Auparavant, Greenspan avait reconnu qu’il était préoccupé par l’énorme déficit de la balance commerciale et du compte courant.

- Sherman : « Nous avons le plus important déficit commercial de l’histoire sur cette planète. Il pourrait même atteindre les 400 à 500 milliards de dollars. (...) Avez-vous un plan d’urgence face à une éventuelle chute du dollar ? »

- Greenspan : « C’est, disons, une question prioritaire. Je pense que c’est une question importante et je pense que c’est la plus difficile que nous, les décideurs économiques - le Trésor, nous-mêmes et d’autres - devons confronter. »

Se référant ensuite à l’actuel afflux d’investissements étrangers aux Etats-Unis, qui, au rythme de 1 à 2 milliards de dollars par jour, a jusqu’ici empêché le déficit commercial de provoquer une crise du dollar, Greenspan note : « A très long terme, on ne peut continuer cette addition de créances extérieures sur les Etats-Unis. (...) A un certain point, quelque chose doit se passer, et l’on ne sait pas ce que cela sera. On ne sait pas si cela va se prolonger sur une très longue période de temps, auquel cas les ajustements se produiront de manière naturelle, sans que l’on s’en aperçoive, ou s’ils se produiront plus brutalement. Nous n’avons pas de réponse à cette question. »

Le 19 juillet, le département du Commerce a révélé un nouveau record du déficit commercial en mai, atteignant 31 milliards de dollars, contre 30,3 milliards en avril. Si cette tendance continue, le déficit total risque d’atteindre les 360 milliards cette année, ce serait le déficit le plus élevé de l’histoire américaine, représentant presque 4 % du PIB. Si la dynamique d’acquisitions étrangères de sociétés ou de titres financiers américains venait à s’inverser pour se transformer en ventes, ou même stagner dans ce contexte de déficit commercial toujours croissant, le dollar commencerait à s’affaiblir devant l’euro et le yen. Dès que cette tendance deviendrait visible, on pourrait craindre une ruée sur la vente de dollars.

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