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Grippe A (H1N1) : comment les britanniques envisagent de faire mourir les malades

La rédaction
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28 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) – Le quotidien britannique Mail on Sunday du 27 juillet s’est intéressé au plan anti-pandémique développé par les services de santé outre-Manche. Sous le titre éloquent « Les médecins devront jouer ‘à Dieu’ pour décider qui vivra ou mourra quand la grippe fera déborder notre système de santé », le journal décrit la démarche envisagée par les Britanniques pour imposer, en profitant de la crise autour de la grippe porcine, une politique de triage humain et d’élimination des plus faibles digne des Nazis.

Présenté comme un simple plan de contingence, le rapport du ministère britannique de la santé Pandemic FluManaging Demand and Capacity in Health Care Organizations (Avril 2009) décline les étapes dans le rationnement des soins hospitaliers si la grippe devient sévère.

Le Mail affirme que « si la moitié de la population est infectée, 6600 patients par semaine entreront en compétition pour à peine 4000 lits dans les unités de soins intensifs. A peu près 85% de ces lits sont déjà remplis par les accidentés provenant des urgences. Pour attribuer des respirateurs artificiels, des lits et des équipes compétentes pour les soins intensifs, il va falloir « noter » les patients en fonction de leur santé ainsi que la gravité de leur état. »

Le journal écrit sans broncher que « ceux qui ne mériteraient pas de traitement subiront un ‘triage inversé’, c’est-à-dire qu’on leur retirera les respirateurs artificiels et qu’on les laissera dans des ‘mouroirs’ avec des anti-douleurs pour soulager leur souffrance. Des malades frappés d’affections chroniques, ou des gens en phase finale avec le cancer, avec une défaillance du cœur, des poumons ou du foie – ainsi que tous ceux qui risquent de ne pas survivre même avec un traitement — ne recevront pas de place dans une unité de soins intensifs ». Le Dr Carl Waldmann, qui préside la Société des soins intensifs en Angleterre a commenté le rapport en disant que « même si on doublait le nombre de lits en soins intensifs, avec un niveau de pandémie qu’annonce ce rapport, on sera rapidement en manque. Personne n’y pense, et heureusement on est encore loin d’une telle situation. Cependant, l’éthique de la chose reste un gros problème pour les médecins ».

A part la femme de Tony Blair, l’Angleterre doit également confronter une « alerte au Palais ». En effet, un cuisinier et un valet de Buckingham Palace ont été testés positifs avec le H1N1. Au château de Windsor, un des choristes de la Reine d’Angleterre est soupçonné d’avoir attrapé le virus. Comme quoi il faut mieux garder sa bouche fermée quand le Prince Philip est dans les parages.

Vidéo : non au triage humain, santé et population

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