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Guerre contre l’Irak : mise en garde de Brent Scowcroft

La rédaction
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Le 15 août, le Wall Street Journal a publié un commentaire du général Brent Scowcroft, où il conseille fortement de ne pas lancer d’attaque militaire contre l’Irak. Scowcroft reste cependant dans le « consensus de Washington » selon lequel la priorité en matière de sécurité pour l’Amérique, c’est la guerre contre le terrorisme. Toutefois, « cette fois-ci, une attaque contre l’Irak compromettrait sérieusement, voire anéantirait, la campagne antiterroriste internationale que nous avons lancée ».

Conseiller à la sécurité nationale sous le président George Bush Sr. pendant la guerre du Golfe, en 1991, Scowcroft est resté proche de la famille Bush. Actuellement, il dirige le Foreign Intelligence Advisory Board du Président (PFIAB).

« Le fait est que toute campagne contre l’Irak, quels que soient la stratégie, le coût et les risques, nous détournera certainement pendant une période indéfinie de notre guerre contre le terrorisme » - alors que nous n’avons que de « rares preuves » permettant de lier Saddam aux organisations terroristes, écrit Scowcroft. Plus problématique encore, il existe cette fois-ci un « quasi consensus dans le monde pour s’opposer à une attaque sur l’Irak », un sentiment qui appellerait à une action militaire unilatérale des Etats-Unis contre l’Irak. Ce genre d’attaque, a-t-il prévenu, « provoquerait une sérieuse dégradation de notre coopération internationale antiterroriste » et, de plus, « nous ne pourrions en aucune manière remporter cette guerre sans une coopération internationale enthousiaste, notamment dans le domaine du renseignement ».

Selon Scowcroft, ce genre d’opération ne serait certainement pas une « promenade de santé » et s’avérerait très coûteuse, « avec de graves conséquences pour l’économie américaine et mondiale ; elle pourrait aussi être sanglante » et nécessiterait sans doute une occupation militaire à grande échelle et à long terme. « Les conséquences probablement les plus désastreuses en seraient les effets dans la région », où le conflit israélo-palestinien est au centre de l’attention. « Si l’on donnait l’impression de se désintéresser de ce conflit violent, il y aurait une explosion de révolte contre nous. (...) Il s’ensuivrait peut-être une déstabilisation des régimes arabes dans la région [ou], dans le meilleur des cas, un ralentissement dans la coopération sur le terrorisme ; on pourrait même voir grossir les rangs des terroristes. »

Le 16 août, le New York Times rapporta ces avertissements dans un article intitulé « Des républicains de haut rang se désolidarisent de Bush sur la stratégie irakienne ». T.S. Purdum et P.E. Tyler écrivent notamment : « Des républicains de haut rang au Congrès, au département d’Etat et des administrations passées, ont commencé à se désolidariser du président Bush en ce qui concerne les préparatifs de guerre, très discutés, de son administration contre l’Irak, affirmant que le gouvernement, d’une part, ne s’est pas préparé correctement pour une action militaire et, d’autre part, n’a pas prouvé que cela était nécessaire. » Hormis Scowcroft, la liste des « républicains de hau rang » comprend le secrétaire d’Etat, Colin Powell, le numéro deux du département d’Etat, Richard Armitage, le sénateur Chuck Hagel, les anciens secrétaires d’Etat Henry Kissinger et Lawrence Eagleburger, et le président de la Chambre des représentants, Dick Armey.

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