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Guerre d’Irak : beaucoup de battage, de brutalité et de victimes

La rédaction
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Face aux critiques dévastatrices de l’establishment de défense et de sécurité américain à l’encontre de sa stratégie militaire, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, soutenu par les « faucons mouillés » du gouvernement, pousse les forces terrestres sur-déployées à entreprendre des opérations offensives dans la région de Bagdad. Alors que l’espace aérien irakien est entièrement sous contrôle américain, le Pentagone force les troupes au sol à prendre des risques inhabituels.

Pour faire taire ses détracteurs, Rumsfeld exige des « succès militaires rapides » - ou ce qui peut être présenté comme tel dans les médias. La propagande de guerre sur des « opérations militaires spectaculaires » - comme la prise de l’aéroport de Bagdad, la pénétration de Bagdad avec des véhicules blindés ou le sauvetage d’une prisonnière de guerre américaine - combinée à de véritables mensonges, est aussi choquante que les réalités militaires. « Je me trompe peut-être et Saddam pourrait tomber demain », nous disait un stratège britannique, « mais je crois que ces rapports de combats sont surtout du battage. Cela vise davantage à reprendre l’initiative politique qu’à obtenir une victoire rapide . »

Selon des sources russes, les communiqués sur les succès spectaculaires de la guerre terrestre cachent en réalité des combats très brutaux. Par exemple, la prise de l’aéroport international de Bagdad, présentée comme une opération sans problème, aurait en réalité provoqué une contre-attaque irakienne ayant duré plusieurs heures et se soldant par de nombreuses victimes, y compris américaines. On retrouve des contradictions similaires à tous les niveaux. Compte tenu de l’écrasante supériorité aérienne et de la puissance de feu des forces anglo-américaines, on ne sait pas combien de temps le régime irakien pourra tenir, mais il est désormais clair que, même lorsque « les grosses armes auront été déposées », la guerre ne sera pas pour autant finie.

Dans son numéro du 5 avril, Stars and Stripes, le quotidien officiel de l’Armée américaine, nous donne une idée de la brutalité croissante des combats en Irak. On peut y lire que le colonel John Carlton, commandant du 1er bataillon du 15ème Régiment d’infanterie, a déclaré à ses soldats, juste avant le lancement d’un assaut au sud de Bagdad, « Quand nous avancerons, tuez tout ce qui bouge ». Pour l’auteur de l’article, « il s’agit d’un changement de tactique que les soldats approuvent, mais qui sera certainement controversé au moment où l’on enquêtera sur certains incidents . »

Le fait est que les Américains n’ont pas suffisamment de troupes ni de ressources militaires au sol pour se lancer à l’assaut de Bagdad, une ville de 5 millions d’habitants, ou pour l’assiéger, en attendant que trois nouvelles divisions, actuellement en route vers l’Irak, soient entièrement déployées. On assiste donc à une intensification de la campagne aérienne et à un changement des règles de l’engagement, l’objectif explicite étant d’infliger aux Irakiens des pertes massives, surtout civiles. Le chef d’état-major inter-armes, le général Richard Myers, a confirmé l’esprit de ce changement en déclarant le 4 avril que les Américains n’allaient pas prendre Bagdad d’assaut, mais l’« isoler » tout en faisant preuve de « patience ». « Nous allons isoler Bagdad, dit-il, car Bagdad ne contrôle plus le pays. » Le plan américain consiste à établir « une administration intérimaire », même si cela doit prendre un certain temps, dit-il.

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