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Guerre de longue haleine dans le Caucase

La rédaction
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La guerre totale qui fait rage depuis le 7 août dans le Daghestan, République du Caucase russe, sans espoir de la voir finir avant plusieurs mois, risque de dégénérer en un conflit à plus grande échelle. Le premier ministre russe Vladimir Poutine a cessé ses déclarations stupides selon lesquelles l’insurrection des forces islamistes-« Wahabites » dans les montagnes de l’ouest du Daghestan serait « écrasée en l’espace de deux semaines, tout au plus ».

Il faut noter que, du côté russe, la conduite de la guerre a été retirée des mains incompétentes du ministre de l’Intérieur et commandant des troupes intérieures, le général Vyacheslav Ovchinnikov. Ce dernier avait reproduit les tactiques russes qui s’étaient avérées désastreuses lors de la guerre de Tchétchénie en 1996. Actuellement, les opérations sont commandées par le général Victor Kazantsev, commandant de la zone militaire du Nord-Caucase. Le nouveau commandement a mis fin aux opérations offensives de « fuite en avant » entreprises sans préparation suffisante de l’artillerie, des forces aériennes et de la logistique, consistant à lancer des vagues successives d’unités terrestres russes de basse qualité contre les 1200 rebelles islamiques, bien implantés dans les régions montagneuses. Des unités de commando aéroportées et de Spetsnaz, ayant l’expérience du combat, ont été déployées dans le Daghestan : Elles ont réussi à prendre le défilé de Kharami, empêchant les insurgés de se retirer en Tchétchénie. La prise de ce défilé par l’armée a également mis un terme, pour l’instant du moins, au danger de débordement en Tchétchénie, qui créerait une deuxième guerre tchétchène. Ce danger n’avait été évité que de justesse par trois fois au cours de la semaine précédente, lorsque des incursions d’unités russes en Tchétchénie avaient été annulées in extremis et qu’un message radio reçu par le Président tchétchène Aslan Maskhadov faisant état d’une « invasion » russe, s’avéra être une désinformation.

Cependant, la guerre au Daghestan va continuer pendant des mois. A l’approche de l’hiver, les insurgés vont probablement tester le blocage russe et tenter une percée presque certainement au sud, c’est-à-dire en Géorgie et en Azerbaïdjan. Ceci produirait les conditions d’une internationalisation de la guerre, avec ses conséquences incalculables. Parallèlement à cela, le ministre russe des Nationalités, Ramazan Abdulatipov, a déclaré dans une conférence de presse que les Wahabites, dont font partie les insurgés du Daghestan, sont un produit des opérations du renseignement britannique du XIXème siècle et ont aujourd’hui des « centres de soutien » en Arabie saoudite, en Afghanistan, au Pakistan, aux Etats-Unis, en Allemagne et en Grande-Bretagne.

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