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Guerre ou paix ?

La rédaction
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La résolution 1441 sur l’Irak, adoptée par le Conseil de sécurité le 8 novembre, est l’exemple type du « compromis diplomatique ». Il ne déterminera pas, en soi, si la guerre sera évitée ou non. Présenté par certains membres de l’administration Bush comme un chef-d’oeuvre d’« ambiguïté créative », le texte permet à toutes les parties de l’interpréter comme bon leur semble.

La France et la Russie, qui ont réussi à reporter pendant plus de huit semaines la présentation d’une nouvelle résolution, se félicitent d’avoir éliminé les clauses qui leur paraissaient trop dangereuses, notamment celle prévoyant le déploiement automatique de « tous les moyens nécessaires » au cas où l’Irak refuserait d’obtempérer aux conditions imposées. Elles ont aussi obtenu une référence à une « deuxième étape » de « consultations » au Conseil de sécurité en cas de violations irakiennes. La « souveraineté et l’intégrité territoriale » de l’Irak sont aussi explicitement garanties. Dans des déclarations lors du vote final, les représentants de la Russie, de la France, de la Chine et de la Syrie ont affirmé avoir obtenu des « assurances » de la part des Etats-Unis que le nouveau texte ne prévoirait pas de recours automatique à la force. Reste à déterminer ce que ces « assurances » signifieront en pratique.

Par contre, comme le font remarquer les membres du parti de la guerre à Washington, le texte final établit que l’Irak se trouve en « violation patente » des résolutions précédentes. En outre, en cas de non respect par l’Irak de ses obligations, le texte n’impose pas l’adoption d’une deuxième résolution du Conseil de sécurité autorisant l’utilisation de la force militaire, mais spécifie seulement que le Conseil de sécurité examinera l’action à prendre. Le Sunday Telegraph du 10 novembre citait en ce sens un haut responsable de l’administration Bush : « Les Etats-Unis prendront part à ces discussions, mais le Président conserve le pouvoir de dire, à un certain point : « Je dois agir, et qui veut agir avec nous ? Nous avons obtenu tout ce que nous voulions de cette résolution et nous n’avons pas besoin de l’autorisation du Conseil de sécurité pour partir en guerre contre l’Irak ». »

La presse et certains diplomates arabes mentionnent une menace possible : l’orchestration d’une provocation. Par exemple, lors d’« interviews » de citoyens irakiens se trouvant hors du territoire national, on pourrait produire des « renseignements » permettant d’affirmer que l’Irak viole toujours les restrictions imposées.

Ceux qui s’opposaient au premier texte intransigeant des Etats-Unis ont préféré le compromis à un risque de radicalisation à Washington. Comme le disait un diplomate français cité dans l’article du Telegraph : « Nous voulions intégrer autant que possible les Etats-Unis dans un processus multilatéral. Si nous les poussions trop loin, nous risquions de sacrifier Powell aux faucons de Washington et de perdre toute influence au lieu d’en gagner. Nous avons donc trouvé un accord. » Réunie le 10 novembre, la Ligue arabe a adopté une démarche similaire : exhorter l’Irak à composer pour éviter la guerre, tout en s’opposant à l’utilisation de moyens militaires.

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