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Guerre psychologique autour de la question iranienne

La rédaction
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Le parti de la guerre anglo-américain s’est mobilisé dès le 8 mars pour faire croire que, contrairement à la réalité, la question du programme nucléaire iranien avait été transmise au Conseil de sécurité par l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA), en vue de décider d’« actions », y compris d’éventuelles sanctions.

La veille, comme prévu lors de la réunion de l’AIEA du 4 février, son directeur général Mohamed ElBaradei, avait présenté son rapport. Celui-ci, qui retrace la coopération de l’Iran avec l’agence internationale, a ensuite été envoyé au secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, qui l’a transmis à son tour au Conseil de sécurité. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité l’ont lu et en ont discuté au cours de réunions informelles.

Les néo-conservateurs ont immédiatement annoncé qu’il s’agissait de la première étape vers une « action » contre l’Iran, à l’instar du délégué américain à l’AIEA, Gregory Schulte, qui déclara que « le moment est venu pour le Conseil de sécurité de passer à l’action ». Selon lui, l’Iran dispose de 85 tonnes d’hexafluor d’uranium (UF6), ce qui lui permettrait de produire 10 bombes atomiques. Le sous-secrétaire d’Etat américain Nicholas Burns déclarait pour sa part que l’Iran « n’a pas rempli les conditions fixées par l’AIEA », tout en annonçant « des actions de la part du Conseil de sécurité dès la semaine prochaine ».

Le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov, qui compte plusieurs années d’expérience comme ambassadeur russe aux Nations Unies, a clarifié les choses : « Ce jeu avec les termes - notifier ou soumettre - n’a qu’un seul objectif : prétendre que le conseil des gouverneurs de l’AIEA a baissé les bras dans un geste d’impuissance, qu’il a abandonné et dit au Conseil de sécurité, "nous reconnaissons notre incapacité à influencer plus avant l’Iran. Vous êtes des gens sérieux, votre chartre permet beaucoup de choses, donc, vous pouvez prendre l’affaire en main". » Ceci, continua Lavrov, « est une politique erronée qui ne résoudra pas le problème. Nous ne nous rappelons pas qui avait raison et qui avait tort sur l’Irak, ironisa-t-il, bien que la réponse soit évidente. » Il précisa aussi qu’aucune décision n’a été prise de soumettre le dossier au Conseil de sécurité. « La session antérieure du Conseil des gouverneurs de l’AIEA a adopté une résolution prévoyant que le résultat des discussions de février et mars ferait partie des documents dont le Conseil de sécurité serait informé. » Il se référait ainsi au rapport qu’ElBaradei venait d’envoyer à New York.

Le 13 mars, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hamid-Reza Asefi, et le directeur de l’Agence à l’énergie nucléaire de Russie, Serguei Kirienko, ont tous deux démenti les rapports selon lesquels la proposition russe d’usine commune d’enrichissement de l’uranium n’était plus à l’ordre du jour. Selon Kirienko, cette question « était et reste sur la table de négociations, comme élément d’un grand ensemble de propositions faites à la République islamique d’Iran, y compris les accords avec l’AIEA ». Un responsable iranien nous a confirmé que les négociations avec l’AIEA et les Russes se poursuivaient.

Il n’y a pas de « crise iranienne » proprement dite

Le 6 mars, Lyndon LaRouche s’est exprimé sur la question du programme nucléaire iranien devant quelque 70 hommes d’affaires, personnalités politiques et universitaires réunis au Salon de Berlin. Strictement parlant, dit-il, il n’y a pas de crise iranienne. Il serait préférable de décrire la véritable crise « comme une "crise sur l’échiquier mondial", dont les pions se meuvent dans le cadre du jeu global, qui comprend aussi l’Iran. (...) Ceux qui se croient obligés d’analyser une "crise iranienne" montrent simplement qu’ils ne sont pas des acteurs de la situation, mais font plutôt partie des objets qui sont manipulés dans la guerre psychologique. »

Ce qui se déroule sur l’Echiquier mondial est, en quelque sorte, « une continuation de l’évolution des manœuvres, connues plus tard comme l’accord Sykes-Picot, et plus spécialement la manière dont cet accord amena le tsar Nicholas II à s’allier à la Grande-Bretagne et à la France contre l’Allemagne dans la Première Guerre mondiale. A condition de situer ce jeu iranien dans le contexte historique adéquat, et seulement alors, peut-on commencer à comprendre l’affaire iranienne avec ne serait-ce qu’un semblant d’intuition de la nature des questions stratégiques internationales en jeu. »

Actuellement, on assiste à « la création d’un état permanent de guerre et de révolution, destiné à devenir le principe organisateur d’une nouvelle forme d’impérialisme global, appelée aujourd’hui "mondialisation". (...) La forme actuelle du "grand jeu" repose sur le succès, dans l’ère post Adenauer, post Kennedy et pratiquement post de Gaulle, des efforts pour détruire l’économie américaine et le système monétaire de Bretton Woods, ce système à taux de change fixes conçu par Franklin Roosevelt, en faveur d’une orientation "post-industrielle" pour les nations industrialisées et d’un système de libre-échange pour l’ensemble du monde. Le développement des versions radicales de la doctrine de "propriété" de Locke et de celle de "libre-échange" d’Adam Smith, a créé une situation dans laquelle des groupes d’intérêts financiers privés pillent et dominent les gouvernements prétendument souverains. »

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