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Halliburton et les pots-de-vin au Nigeria

La rédaction
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Dans son édition du 17 septembre, le Financial Times rapportait que son journaliste avait eu accès à des documents relatifs à l’affaire Technip, suivie par la police judiciaire française. C’est une affaire de pots-de-vin versés à des responsables nigérians par un consortium de sociétés comprenant Halliburton. Ces documents indiquent que Kellogg, une filiale d’Halliburton, avait incité les autres sociétés du consortium à renouveler le contrat de l’avocat britannique Jeffrey Tesler, l’homme qui aurait arrangé l’opération.

« Le juge [français] est en possession d’éléments suggérant qu’en 1999 - alors que Dick Cheney était PDG d’Halliburton - une filiale d’Halliburton passa outre les objections de ses partenaires pour réengager un avocat britannique qui est accusé d’avoir organisé des versements à des responsables et des patrons nigérians. (...) Les documents français contiennent des témoignages selon lesquels Kellogg aurait activement poussé au maintien de M. Tesler dans son rôle d’intermédiaire, même après la prise de contrôle d’Halliburton. Ceci soulève des questions sur ce que M. Cheney savait - ou aurait dû savoir - sur un des plus gros contrats accordés à une filiale d’Halliburton. Le bureau de M. Cheney n’a pas répondu à nos questions . »

Toujours selon ces documents, le partenaire français du consortium s’opposait au renouvellement du contrat de Tesler, mais Kellogg aurait persuadé les autres de le garder. L’avocat est accusé d’avoir versé des pots-de-vin non seulement à des responsables nigérians, mais aussi à deux directeurs de Kellogg, Jack Stanley et William Chaudan. Tous deux ont été par la suite congédiés pour avoir reçu des « versements indus ».

Halliburton prétend avoir rompu toute relation avec Tesler et affirme que les minutes de la réunion où il fut décidé de renouveler son contrat ne reflètent pas de pressions de cette nature. Il semblerait que le juge dispose d’autres éléments...

La géopolitique du pétrole africain

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 17 septembre fait état d’une récente conférence à Berlin de l’Atlantic Bridge, un important forum politique transatlantique, ayant rassemblé de hauts responsables européens et nord-américains en matière de sécurité. Le thème de la conférence avait trait à « l’arc de crise » allant de l’Asie centrale à la grande région arabe, mais il semble qu’il ait beaucoup été question du rôle géopolitique de l’Afrique.

Selon un haut responsable américain dont le FAZ n’a pas révélé d’identité, au cours des dix prochaines années, l’Afrique deviendra un grand centre d’intérêt géopolitique pour les Etats-Unis et l’Europe - essentiellement à cause de l’énergie. Vu les problèmes au Moyen-Orient, l’Afrique de l’Ouest, en particulier, est un facteur de plus en plus déterminant dans l’approvisionnement global de l’énergie.

Le coup d’Etat avorté en Guinée équatoriale, en mars dernier, financé par Mark Thatcher et des financiers britanniques avec le soutien de certains cercles en Espagne et aux Etats-Unis, en est une illustration. La Guinée équatoriale est le troisième producteur pétrolier d’Afrique, un continent qui représente 15 à 25% des importations américaines de pétrole. Etant donné le climat d’insécurité qui règne en Asie de l’Ouest, Cheney et ses amis néo-conservateurs considèrent la sécurisation des ressources pétrolières d’Afrique de l’Ouest, et notamment du Golfe de Guinée, comme une priorité stratégique.

En fait, un projet visant à accaparer le pétrole ouest-africain a été élaboré dans un livre blanc publié par l’Institute For Advanced Strategic And Political Studies, qui a des bureaux à Jérusalem et à Washington. (En 1996, ce même institut avait publié un projet néo-conservateur pour une nouvelle guerre au Moyen-Orient, Rupture nette : une nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume, rédigé entre autres par Richard PERLE et l’actuel sous-secrétaire à la Défense, Doug Feith.)

Le 16 mai 2001, le bureau de Cheney a rendu public son « Rapport sur la politique énergétique nationale » qui appelait les Etats-Unis à exploiter le pétrole ouest-africain. Peu après, ce même Institute for Advanced Strategic and Political Studies a formé un groupe spécial chargé de convaincre le gouvernement américain de déclarer le golfe de Guinée zone d’« intérêt vital ».

Paul Wihbey, de cet « African Oil Policy Initiative Group », a préparé un livre blanc sur l’importance stratégique du pétrole ouest-africain, en relations avec de hauts conseillers de Cheney et du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld. Le 9 juillet 2004, il a encore présenté le pétrole ouest-africain comme une « alternative » au pétrole saoudien lors d’une conférence parrainée par le Hudson Institute, un des temples du néo-conservatisme. Un autre participant était Laurent Murawiec, un protégé de Richard Perle, qui a de nouveau « démontré » pourquoi l’Arabie saoudite devrait être traitée en ennemi des Etats-Unis.

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