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Handelsblatt met en garde : la Troïka est en train de ressusciter le régime des colonels

La rédaction
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31 octobre 2011 (Nouvelle Solidarité) – De retour de la péninsule hellénique où il est allé prendre ses informations à la source, Gabor Steingart, rédacteur en chef du premier quotidien économique allemand Handelsblatt revient totalement choqué : le véritable problème de la Grèce n’est plus son endettement, mais la politique destructrice de la Troïka qui ramène tout droit le pays vers la dictature militaire. Son éditorial, étonnant pour un journal plutôt conservateur (mais plus industriel que financier) et repris dans la presse grecque, contribue à contrer la propagande anti-allemands en Grèce et anti-grecs en Allemagne. Extraits.

La politique de sauvetage européenne ne fait qu’empirer les choses. Les résultats de ces sauveurs peuvent difficilement être pires : la production économique décroît, le chômage augmente, les jeunes rêvent de partir et le déficit public continue de s’accroître. (…) Une telle montagne de dettes ne peut être supprimée en réduisant la traction économique. (…)

Si j’étais grec, je poursuivrais mes sauveteurs en justice pour coups et blessures volontaires. Et à la nuit tombante, j’irais avec tous les autres sur la place Syntagma, face au parlement, afin de montrer ma désapprobation envers cette politique de crise qui ne fait qu’intensifier la crise. La spirale descendante va de plus en plus vite.

Le traitement administré à la Grèce rappelle l’approche de Jeffrey Sachs et de ses ’Chicago Boys’ testée sur la Russie de Boris Elstine : dérégulation tout azimut, privatisations à tour de bras et coupes budgétaires dans le social. Ils ont créé le genre de capitalisme sauvage qui aujourd’hui encore divise la société russe entre milliardaires et démunis. Sachs, qui fut surnommé ’Dr Choc’ finit un jour par présenter ses excuses aux russes.

Le rôle du Dr Choc est aujourd’hui joué par les sauveteurs de la Grèce à Bruxelles, Berlin et Paris. A nouveau, les artistes de la finance sont à l’œuvre (…) Ils extraient l’argent de l’économie plutôt que de pousser les investissements. Ils entraînent le pays de la récession à la dépression (…)

L’Europe a initié un programme de démantèlement du Sud dont les effets diaboliques ne peuvent plus êtres ignorés dans les rues d’Athènes. L’addiction à l’héroïne et la prostitution se propagent, de nombreux commerces ont baissé leur rideau pour de bon, les citoyens en colère soutirent les plaques de marbres des façades de nombreuses banques. Mais encore plus dangereuses sont les choses qui ne peuvent être vues. Si j’étais grec, je serais de ceux qui sont vigilants et inquiets. Je garderais un œil méfiant sur cette machine militaire qui gouverna le pays jusqu’en 1974 et qui pourrait bien attendre l’occasion de prendre sa revanche. De nombreux pays nous l’ont enseigné : le Dr Choc est un ennemi de la démocratie.

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