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Hécatombe en perspective pour les prêts à haut risque

La rédaction
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Les rachats d’entreprises par des fonds de placement privés nourrissent une croissance explosive des crédits et des obligations à haut risque que l’on appelle leveraged loans. Cette dette est souvent contractée par une entreprise qui vient d’être rachetée par un fonds de placement privé. Mais loin d’être réinvestie dans l’entreprise, la dette sert à financer l’acquisition et à verser des dividendes aux investisseurs du fonds prédateur.

La banque qui gère l’émission de telles obligations à haut risque et à haut rendement les vend ensuite préférentiellement à des hedge funds et autres investisseurs spéculatifs. Tant qu’on dispose de liquidités et que le nombre de défaillances sur les obligations d’entreprise reste limité, tout va bien. Mais cela pourrait changer rapidement, avec des conséquences désastreuses pour les grandes banques, les hedge funds, les fonds de placement privés et leurs investisseurs, notamment des compagnies d’assurances et des fonds de pension.

Dans un nouveau rapport, la banque d’investissement Dresdner Kleinwort souligne deux aspects alarmants de ce marché de prêts à effet de levier. Premièrement, on constate un accroissement spectaculaire du volume de ces prêts, principalement suite à l’acquisition d’entreprises par des fonds de placement privés. Deuxièmement, les hedge funds ont massivement envahi ce marché. Dès lors qu’une entreprise se trouve en difficulté, on trouvera que ce sont les hedge funds, et non les banques, qui en sont les principaux créanciers, et l’on peut s’attendre à ce qu’ils se débarrassent de leurs actifs et décampent à toute vitesse. Selon ce rapport, l’activité des hedge funds sur le marché européen de prêts à risque a doublé depuis l’année dernière, tandis que l’émission d’obligations à effet de levier (LBO) atteindra cette année le niveau record de 300 milliards de dollars dans le monde.

Le rapport de Dresdner Kleinwort affirme : « Un afflux record d’argent dans les fonds de placement privés alimente des niveaux records d’activité dans les LBO. (...) Toutes ces liquidités augmentent sans aucun doute le risque sur ce marché, l’amenant à des niveaux sans précédent. (...) La possibilité de voir le leveraged market se transformer en bain de sang pourrait dépendre de la sévérité du déclin du cycle. » Un tel déclin pourrait être déclenché par un « krach du marché immobilier américain ». Une fois en cours, les débiteurs de LBO découvriront que « certains de leurs créanciers sont en fait des hedge funds ». Au même moment, le « réservoir de liquidités » qui nourrit actuellement la hausse du marché pourrait se retrouver soudainement à sec.

Un avertissement similaire a été publié le 25 octobre dans un rapport de Standard & Poor’s. Ce dernier note que le gonflement de la « dette à haut risque » (leveraged debt) et des marchés de dérivés de crédit s’y rapportant menace de les faire s’effondrer. Selon S&P, les banques américaines et européennes se retrouveraient alors avec 40 % d’une perte totale atteignant plusieurs milliers de milliards de dollars.

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