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Hedge funds : on s’inquiète mais on ne fait rien

La rédaction
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Dans un article choc publié le 18 octobre, le Financial Times de Londres révèle que le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück avait déclaré la veille que le gouvernement allemand mettrait la transparence des fonds de spéculation à l’ordre du jour du G-8 de janvier prochain, lorsque l’Allemagne assurera la présidence du groupe des huit grandes nations industrielles. Le ministre allemand est convaincu que depuis la débâcle du fonds Amaranth (la plus grande depuis la faillite de LTCM en 1998), même les Américains sont « plus sensibles » au risque systémique que ces fonds représentent. Mais il a bien précisé que « nous ne parlons pas d’une nouvelle régulation. Il s’agit de transparence ».

Ce thème fut abordé le même jour par un membre du conseil d’administration de la Bundesbank, Edgar Meister, qui déclarait le 17 octobre à Francfort que « les pertes d’Amaranth ne sont pas une exception dans l’histoire récente de la branche des hedge funds ». Or la plupart des déboires n’ont pas été rendus publics en raison du manque de transparence. Même si leurs effets sur les marchés financiers sont restés relativement limités jusqu’à présent, dit-il, il faut éviter l’« illusion de la sécurité » et y voir plutôt « un avertissement et un appel à l’action ». Mais puisque les chances de voir adopter une régulation internationale des hedge funds sont à peu près nulles, Edgar Meister se borne à proposer qu’on les encourage à respecter un genre de « code de bonne conduite » volontaire.

En Grande-Bretagne, on trouve le même schéma de déclarations alarmistes et de conclusions politiques absurdes concernant les hedge funds. D’après le Times de Londres du 17 octobre, le vice-gouverneur de la Banque d’Angleterre, sir John Gieve, a estimé qu’en cas de véritable situation de stress sur les marchés de capitaux, bon nombre de ces fonds sombreraient. La croissance fulgurante de leur nombre et du capital qu’ils ont accumulé s’est produite dans des circonstances plutôt favorables. Jusqu’alors, la gestion des risques de la plupart des fonds n’a pas eu à résister à un « choc sérieux ». Si la faillite d’Amaranth s’est relativement bien passée, dit Gieve, « nous ne devons pas en conclure qu’il [le choc] sera aussi doux la prochaine fois - et il y aura, bien sûr, une prochaine fois. Si nous connaissons une nouvelle crise financière dans les années à venir, on y trouvera certainement quelque hedge funds au centre ou pas très loin ». Mais là aussi, toujours selon le Times, le ministère britannique des Finances reste sceptique vis-à-vis de toute forme de régulation des hedge funds.

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