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Heiner Flassbeck pour un nouveau Bretton Woods

La rédaction
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Dans une interview exclusive accordée à l’EIR, l’éminent économiste allemand Heiner FLASSBECK appelle à un nouveau Bretton Woods et à la mise en œuvre de la Loi de stabilité de 1967 en Allemagne pour contourner « Maastricht » et mettre fin aux politiques déflationnistes catastrophiques en vigueur en Europe. Flassbeck, économiste en chef à la CNUCED, fut vice-ministre des Finances en 1998-99, au début du premier gouvernement Schröder. Récemment, il s’est fait remarquer pour ses appels explicites à un nouveau Bretton Woods.

Au cours de cet entretien, il s’en est pris vigoureusement aux politiques déflationnistes pratiquées en Europe et surtout en Allemagne, qui, dit-il, sont dictées en premier lieu par les méthodes monétaristes « primitives » des banques centrales européennes et de la BCE, tout en fustigeant le désastreux traité de Maastricht et son fameux « pacte de stabilité ». A la place, il estime que l’Allemagne devrait invoquer la Loi de stabilité de 1967 pour relancer l’économie physique.

Concernant le concept de nouveau Bretton Woods, Flassbeck rejette d’emblée l’idée d’une « monnaie mondiale » telle que le préconise Robert Mundell et ses co-penseurs. Il propose de prendre plutôt le Système monétaire européen de la fin des années 70, et plus encore l’« ancien » Bretton Woods de 1944, avec ses dispositifs et règlements très stricts, comme modèles pour la création d’un « nouveau système monétaire multilatéral reposant sur des taux de change fixes ».

Flassebeck a étudié auprès de l’économiste Wolfgang Stuetzle, proche ami et élève de Wilhelm Lautenbach. Dans son interview, il appelle à un vaste programme d’investissements publics dans l’infrastructure, suivant la tradition du « plan Lautenbach » et du New Deal de Roosevelt. La précondition nécessaire à la mise en œuvre de ces politiques - la volonté politique d’abolir Maastricht et d’entreprendre un ambitieux programme d’investissements publics - ne sera remplie, insista Flassbeck, que lorsque la crise actuelle aura éclaté de toute sa force et que « les gens verront qu’on ne peut pas continuer ainsi ». A ce moment-là, ils comprendront la nécessité de « changer radicalement de politique économique ».

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