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Helga Zepp-LaRouche appelle l’Assemblée générale de l’ONU à adopter le nouveau paradigme du G20

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Helga Zepp-LaRouche est la présidente et fondatrice de l’Institut Schiller international. A l’occasion de la 71e session de l’Assemblée générale de l’ONU qui se tient du 13 au 23 septembre à New York, Mme Zepp-LaRouche appelle tous les responsables des nations à poursuivre le changement de cap, amorcé déjà lors du dernier sommet du G20, en réorientant les activités dans les objectifs communs de l’humanité.

Voici, ci-dessous, la transcription de son appel.

Un nouveau paradigme pour les objectifs communs de l’humanité !

Il est essentiel que l’Assemblée générale des Nations unies, qui commence cette semaine à New York puisse, continuer à bâtir sur les progrès obtenus, sous impulsion chinoise, lors du dernier sommet du G20 à Hangzhou.

L’horizon d’une nouvelle architecture financière mondiale y a été clairement tracé. La possibilité que toutes les nations puissent, sur la base d’une coopération gagnant/gagnant, participer à la construction de la « Nouvelle Route de la soie » et qu’une hausse de la productivité finisse par éradiquer la pauvreté et les conséquences de la guerre dans le monde, n’a jamais été aussi grande.

Le problème majeur reste l’obsession avec laquelle l’Occident s’accroche au statu quo d’un monde unipolaire et d’un système financier néolibéral, deux objectifs depuis longtemps inatteignables. L’émergence du continent asiatique signifie qu’un pays seul ne peut fixer les règles pour tous, mais que des solutions doivent s’obtenir par le dialogue et la négociation. Car le système néolibéral se trouve en pleine crise existentielle.

Le premier pilier de la mondialisation —la politique de « changement de régime » et d’interventions dites humanitaires—, a coûté la vie à des millions d’êtres humains, a infligé des souffrances inouïes à des millions d’autres, a détruit des régions entières et a nourri le terreau favorisant le fléau du terrorisme et l’exode en masse des réfugiés. D’après la professeure Neta Crawford de l’Université Brown aux États-Unis, les guerres contre l’Irak et l’Afghanistan ont coûté 5000 milliards de dollars. Et à quelle fin ?

Le deuxième pilier de la mondialisation, celui la maximalisation des profits des banques « trop grosses pour faire faillite » (TBTF), a creusé un gouffre infranchissable entre les riches et les pauvres. Rien qu’en payant les pénalités pour malversation, de nombreuses banques se verront obligées de se déclarer en faillite faute de capitaux propres suffisants.

Ainsi, c’est un nouveau krach financier qui menace, avec des conséquences encore plus catastrophiques qu’en 2008 lors de la chute de Lehman Brothers, résultant cette fois-ci de l’épuisement des instruments des banques centrales et de leur efficacité.

Dans ce contexte, deux rapports publiés en Grande Bretagne offrent une occasion inespérée pour repenser et corriger les politiques actuelles. Suite au rapport Chilcot, qui rend Tony Blair responsable de la guerre illégale contre l’Irak menée sur la base de mensonges, c’est une commission du Parlement britannique qui vient de formuler des accusations toutes aussi dévastatrices contre le premier Ministre David Cameron pour la guerre en Libye, lancée sur la base d’« a priori erronés » ayant causé

L’effondrement politique et économique ; la guerre entre milices et tribus ; la crise humanitaire et des migrants ; les violations des droits de l’homme à grande échelle ; la diffusion des armes du régime de Kadhafi répandues dans la région et le développement de Daech en Afrique du Nord.

Sur le rôle des États-Unis, le rapport affirme que :

Les États-Unis ont joué un rôle clé dans l’extension des termes de la Résolution 1973 au-delà de l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne pour y inclure l’autorisation d’utiliser ‘toutes les mesures nécessaires’ pour protéger les civils. En pratique, ceci a conduit à l’imposition d’une zone d’exclusion de circulation [terrestre] et donné le feu vert à une attaque sur toute la structure de commandement et de communications du gouvernement libyen.

La révision générale des politiques actuelles devrait inclure, de toute évidence, les implications des 28 pages récemment déclassifiées du Rapport conjoint du Congrès qui traitent des circonstances des attentats du 11 septembre 2001, ainsi que de la loi JASTA, ce qui exige une enquête entièrement nouvelle sur les attentats.

A la lumière de la souffrance épouvantable que ces politiques néfastes ont causée — les millions de morts et de blessés ; les enfants et soldats traumatisés (y compris des pays ayant provoqué la guerre) ; la destruction des villes, villages, infrastructures et biens culturels irremplaçables —, il est non seulement juste mais c’est une obligation morale pour les pays ayant participé à ces guerres en tant que membres des différentes « coalitions de volontaires », de revoir le processus politique et de participer pleinement à la reconstruction des régions dévastées. Cela ne fera pas ressusciter les morts, mais la reconnaissance de culpabilité de leur part et la sincère volonté de réparation donneraient aux populations qui y vivent aujourd’hui une raison d’espérer et de croire en un avenir.

Le statu quo ne peut pas être maintenu. En raison de ces deux piliers de la mondialisation, le niveau de confiance des populations dans la zone transatlantique est au plus bas. Les mouvements populistes droitiers et les partis d’extrême droite gagnent chaque jour du terrain ; les conditions d’un nouveau 1930 menacent de réapparaître dans une forme nouvelle ; l’Union européenne tremble sur ses fondations ; et la crise des réfugiés ne sera pas résolue en sécurisant les frontières externes de l’UE, elle se déplacera seulement et disparaîtra des journaux d’information. L’économie américaine s’effondre alors que la société américaine se déchire plus que jamais et est envahie par la violence. Soit ce processus conduira à un affrontement avec la Russie et la Chine et donc à l’extinction de l’humanité dans une grande guerre, soit les dirigeants politiques occidentaux trouveront l’intégrité morale pour corriger les erreurs du passé.

La solution

Pour revenir sur les propositions positives invoquées au début de cet appel, le cap d’une sortie de crise par le haut pour cette crise de civilisation à été fixé lors du dernier sommet du G20. La Chine n’a pas seulement esquissé un nouveau niveau de coopération économique, non plus basée sur la géopolitique mais sur une politique dans l’intérêt mutuel de tous, elle s’est également engagée à industrialiser l’Afrique et d’autres pays à faible revenu, une approche capable de faciliter la résolution du problème des réfugiés et d’éliminer la menace terroriste. L’extension de la Nouvelle Route de la soie au Moyen-Orient et en Afrique nécessitera et engendrera des taux de croissance de 7 à 10 %.

Toujours égal à lui-même, le Club de Rome a répondu à cette nouvelle orientation en publiant un nouveau rapport sous le titre cynique « Un pourcent, cela suffit », c’est-à-dire un taux de croissance qui provoquera une baisse dramatique de la démographie, une politique fasciste qui a forgé la réputation maléfique du Club de Rome.

Les Nations unies ont récemment souligné que l’Afrique a besoin d’une croissance de 7 à 8 %. Ainsi, lorsqu’un des auteurs du rapport du Club de Rome, le norvégien Jorgen Randers, affirme que sa fille « est l’animal le plus dangereux du monde », car elle consomme 30 fois plus d’énergie qu’une fillette d’un pays du tiers monde, on comprend l’image de l’homme que le Club de Rome promeut : une image bestiale.

L’homme, à la différence des autres créatures, est capable d’utiliser son potentiel créateur pour découvrir sans cesse des nouveaux principes de l’univers, c’est ce que l’on appelle le progrès scientifique. Le processus illimité du perfectionnement de l’esprit humain a son corollaire au niveau des lois de l’univers physique qui engendre des densités énergétiques toujours plus élevées. La terre, contrairement aux affirmations du Club de Rome et des organisations similaires, n’est pas un système fermé. Notre planète forme une partie intégrale du système solaire, la galaxie et un univers que la recherche découvre chaque jour un peu plus. La recherche spatiale engendre pour nous Terriens des avantages et il est donc merveilleux que la Chine, lors du sommet du G20, a annoncé qu’elle compte partager les recherches les plus pointues avec les pays en voie de développement pour leurs propres projets de missions lunaires et explorations spatiales.

L’Homme est à la croisée des chemins. Si nous continuons à cheminer sur les voies habituelles d’une politique de « plus de la même chose », le monde risque la dislocation. Si, au contraire, nous nous accordons sur les objectifs communs de l’humanité, — un ordre économique et financier qui sert le bien-être de tous, et qui offre une vie digne à chaque être humain sur terre ; un accès sécurisé aux matières premières et à l’énergie grâce à des technologies avancées comme la fusion thermonucléaire ; une politique d’exploration spatiale pour une défense commune contre les menaces extra-planétaires, ainsi qu’une renaissance des cultures classiques— alors, il deviendra possible d’écrire ensemble une page plus lumineuse de l’histoire du genre humain.

L’Assemblée générale des Nations unies est la tribune appropriée où, au-delà des différences de chaque nation, l’on doit jeter les bases et célébrer un nouveau paradigme, celui d’une Humanité unie.

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