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Helmut Schmidt : apprenons les leçons de Weimar

La rédaction
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L’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, aujourd’hui âgé de 87 ans, a lancé, lors de l’Académie évangélique de Tutzing le 11 novembre, un sévère avertissement concernant le chômage de masse en Allemagne, « qui deviendra le défi le plus important pour la grande coalition ».

Faute de trouver une solution à ce problème, a déclaré Schmidt, l’Allemagne descendra la même pente qu’à l’époque de la grande coalition de la république de Weimar ,dans les années 30 : « A l’époque, les partis démocratiques furent incapables de gérer l’impact de la crise économique mondiale, incapables de traiter le chômage à partir de 1929. » Comme il l’a rappelé, la grande coalition du chancelier Hermann Müller tomba au printemps de 1930 sur une question politique tout à fait secondaire. Elle fut suivie par deux gouvernements minoritaires, ceux de Brüning et de von Papen, qui gouvernaient à l’aide de la loi d’urgence (Article 48). Et « trois ans plus tard, dit Schmidt, Hitler était au pouvoir ».

« Du point de vue actuel, poursuivit-il, l’échec de la coalition de Weimar est instructif. Notre grande coalition devrait bien se rendre compte que si elle n’arrive pas à combattre le chômage de masse, les conséquences au niveau psychologique et politique pourraient (...) déboucher sur un effondrement des structures nationales. »

Par ailleurs, l’ancien chancelier trouve « très inquiétante » la situation en Allemagne de l’Est, où « le taux de chômage est deux fois plus élevé qu’à l’Ouest. Le PIB par habitant n’est que la moitié de celui de l’Ouest, en dépit du transfert de fonds publics se montant à 85 milliards d’euros par an . (...) 4 % du PIB de l’Allemagne de l’Ouest est ainsi "transféré" sans toutefois être investi de manière à produire de la croissance économique. » A moins de changer la donne, craint Schmidt, l’Allemagne de l’Est deviendra un « Mezzogiorno permanent ».

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