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Hillary Clinton dans les pas de Roosevelt

La rédaction
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Paris, le 30 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité).
S’il fallait se fier aux rapports sur les présidentielles américaines dans les médias européens, on aurait une image tout àfait inexacte de la situation. Un bon exemple nous en a été donné avant les primaires du New Hampshire, où la victoire avait été attribuée à Barack Obama avant même le décompte des voix.

Dans les primaires du Nevada, Mme Clinton a obtenu 50,77% des voix et Obama 45,12%. Il est bon de noter qu’à cette occasion, 117 599 démocrates se sont rendus aux urnes, soit plus de 12 fois les quelque 9000 qui, en 2004, avaient déterminé la composition de la délégation du Nevada à la Convention nationale du Parti. Sa victoire dans cet Etat est due au changement opéré dans sa stratégie depuis les Caucuses du 23 janvier dans l’Iowa. Depuis, elle a axé sa campagne sur la crise économique mondiale et la nécessité d’intégrer ce thème dans le processus présidentiel. Au cours d’un débat en Caroline du Sud, peu avant la primaire du 26 janvier, remportée haut la main par Obama après une scandaleuse manipulation des médias, Hillary Clinton a souligné que la question numéro un, « c’est ce qui se passe sur les marchés, ce qui se passe au niveau de la crise hypothécaire, le pétrole à 100 dollars le baril (...). C’est de cela qu’on [mes électeurs] me parle. »

Lors d’un discours à la Furman University de cet Etat, Mme Clinton a explicitement invoqué l’image de l’ancien président Roosevelt : « Pensez à Franklin Roosevelt. Face à une dépression, à de graves menaces à la liberté de l’Amérique, il choisit des solutions audacieuses. Bien sûr, elles étaient parfois controversées, mais nous sommes sortis du chaos et du désespoir, et au moment de sa mort, nous étions à quelques mois de la victoire dans la Deuxième Guerre mondiale. Il ne présentait pas un tableau en rose. Nous sommes confrontés à de nombreux problèmes, disait-il, et nous devons les aborder avec réalisme et courage. Il était convaincu que nous étions capables de surmonter les défis les plus grands, et je le crois aussi. »

Peu avant le scrutin en Caroline du Sud, l’ancien président Bill Clinton a clairement identifié le problème des médias lors d’un dialogue avec des journalistes, à l’issue d’un meeting électoral. Alors que les questions du public concernaient principalement les propositions de Mme Clinton pour résoudre la crise économique, les journalistes ne cessaient de revenir sur « la question raciale » que des partisans d’Obama l’avaient accusée d’avoir introduite dans la campagne. Bill Clinton reprocha aux journalistes de se désintéresser des problèmes qui préoccupent réellement la population pour rechercher des thèmes provocateurs mais totalement fantaisistes. A cause de la désinformation médiatique, dit-il, les citoyens de Caroline du Sud ignorent le véritable contenu de la discussion qui s’est déroulée entre les candidats : « Vous êtes déterminés à leur dérober cette élection », conclut-il. Il ne croyait pas si bien dire.

Comme on pouvait s’y attendre, les médias internationaux ont sauté sur la victoire d’Obama pour diffuser un flot de désinformation visant à convaincre le public que l’issue des scrutins à venir était déterminée d’avance. En fait, la date décisive sera le 5 février, baptisé « mardi du tsunami », où des primaires se tiendront dans vingt-quatre Etats.

La campagne d’Hillary Clinton et le rôle joué par son mari provoquent une grande nervosité dans la communauté financière internationale, qui craint surtout que les Clinton n’adoptent une solution à la crise économique qui aille à l’encontre de son propre agenda fasciste. L’appel de Bill Clinton à une « nouvelle architecture financière », lorsqu’il occupait la Maison Blanche, a déclenché l’alarme à l’époque, car il rappelait le legs de Roosevelt. C’est justement cet héritage, énergiquement défendu par le mouvement de LaRouche, qu’il est urgent de faire revivre pour sortir de cet effondrement financier. Le rôle que les Clinton joueront dans ce domaine reste à voir.

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