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Hillary Clinton face au rouleau compresseur de la désinformation

La rédaction
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Le 16 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) — « Elle est cuite » affirmait triomphalement le tabloïd américain le New York Post, quotidien appartenant au magnat anglo-australien Rupert Murdoch dont la chaîne de télévision Fox News a toujours été synonyme de propagande incessante néo-conservatrice en faveur de la peine de mort et des guerres d’Irak et d’Afghanistan.

Pourtant, bizarrement, depuis la victoire d’Hillary Clinton en Indiana, la presse américaine, et celle d’une Europe manifestement en panne d’esprit critique, hurlent avec les loups de Londres. Les financiers de la planète estiment à l’évidence que Mme Clinton risque de remettre en cause les accords de libre-échange (Alena) et ne cèdera pas forcément aux sirènes du libre-échange de l’OMC.

Une simple lecture de la presse d’Outre-Manche montre que l’épicentre de cette campagne est à Londres.

Daily Mail  :

« La campagne de Hillary Clinton pour l’investiture démocrate ressemble de plus en plus à un film d’horreur de série B dans lequel, alors qu’on croit le méchant enfin abattu, on voit soudain son corps bouger, ses paupières clignotent et ses doigts s’agrippent de nouveau à la hache pour la toute dernière attaque ». L’article caricature les Clinton comme « les Bonnie et Clyde de la politique américaine ».

Daily Telegraph :

Anne Applebaum écrit que « l’ambition irrationnelle est la faiblesse d’Hillary ». Si vous avez eu du mal à suivre les élections américaines, écrit-elle, c’est parce que le seul sujet de ces élections « c’est l’ambition irrationnelle, monstrueuse d’Hillary Clinton ».

The Times :

Anatole Kaletsky compare les « malchances d’Hillary Clinton et celles de Gordon Brown » [qui venait de perdre les élections locales]. Il dit que « ces échecs personnels suggèrent une conclusion évidente : le salut de la politique progressiste des deux cotés de l’Atlantique dépendra de l’émergence de nouveaux leaders charismatiques : Barack Obama en Amérique et une réincarnation qui reste à découvrir de Tony Blair du coté anglais. »

The Independent :

« Le temps est venu pour les Démocrates de s’unir derrière Obama ». Hillary avait des qualités, écrit le journal, mais « son mari a un passif politique trop chargé, c’est un homme brillant mais avec des grandes faiblesses ».

The Guardian :

Sous le titre : « La dernière victoire de Clinton », le journal demande aux super délégués de porter le coup de grâce à sa campagne.

The Financial Times :

« Il est temps de cesser la bagarre et de reconnaître le gagnant. Et ce gagnant, selon toute jugement raisonnable, c’est M. Obama. »

Dans l’immédiat, ce puissant rouleau compresseur médiatique vise trois objectifs :

  1. Décourager les supporters de Mme Clinton, en récompensant les traîtres et les déserteurs. Le sénateur démocrate John Edwards par exemple, bien que sa femme continue à faire campagne pour Hillary (en particulier pour son programme en faveur d’une sécurité sociale et une couverture médicale universelle), vient d’apparaître comme un des candidats possibles à la vice-présidence d’Obama. Pour sa part, George McGovern, l’ancien candidat à l’investiture démocrate de 1972, qui vient d’abandonner la campagne d’HHillary, s’est retrouvé interviewé par… Fox News de Rupert Murdoch, et, « oubliant » le rôle que puissent jouer les superdélégués, « ne voit pas comment Mme Clinton pourrait maintenant emporter l’investiture ».
  2. Convaincre les superdélégués d’investir le looser idéal choisi par les media : Barack Obama, proie facile pour la droite républicaine.
  3. Priver Mme Clinton des financements indispensables pour continuer sa campagne. Bien qu’elle ait globalement dépensé trois fois moins qu’Obama, elle risque de se heurter, comme l’écrit le quotidien Les Echos « à la très prosaïque question de l’argent. Ses caisses sont vides, et, même si elle a une fois de plus lancé un appel aux contributions, ce problème risque de devenir insoluble. Après avoir déjà puisé 5 millions de dollars dans ses fonds personnels en février, Hillary Clinton a dû prêter le mois dernier quelque 6,4 millions de dollars à sa campagne… »

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