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Hongrie : un programme de consolidation anti-populaire

La rédaction
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Les manifestations de masse et émeutes qui ont éclaté la semaine dernière en Hongrie, de même que la crise gouvernementale qui secoue la Pologne, sont autant d’indications des tensions économiques, sociales et politiques extrêmes qui montent depuis des années en Europe centrale et de l’Est.

Si Budapest a été le centre des protestations hongroises, des manifestations ont également eu lieu dans trente-quatre autres villes. En dépit des provocations d’extrémistes de droite, de hooligans et d’ultranationalistes visant à transformer les protestations en émeutes sanglantes, le 18 septembre, le mouvement s’est poursuivi et, le 24 septembre, quelque 40 000 personnes ont manifesté pacifiquement à Budapest. Dans un pays où le fossé entre riches et pauvres est très profond, les propos du Premier ministre Gyurszany, récemment filtrés à la presse, ont révolté la majorité de la population. En effet, lors d’une réunion interne de dirigeants de son parti en avril dernier, le Premier ministre a reconnu que le Parti socialiste avait systématiquement menti à la population pendant des années à propos de la gravité de la crise économique et des mesures d’austérité draconniennes que son gouvernement a appliquées entre-temps.

D’immenses pressions sont actuellement exercées sur ce gouvernement par la Commission européenne, le Fonds monétaire international et les grandes banques hongroises, dont la plupart sont détenues par des étrangers. On signifie à Gyurszany que, faute de respecter les critères de convergence imposés par Maastricht et de sabrer le déficit budgétaire, le pays en ressentira les effets au niveau de sa monnaie, le forint, de la notation de crédit nationale et des investissements étrangers. En 2006, selon les estimations de l’Institut des Etudes économiques internationales de Vienne, le déficit devrait atteindre 10 % du PIB, sinon plus. La dette publique se situe à environ 70 % du PIB.

Le « programme de consolidation » destiné à ramener le déficit budgétaire de 10 à 3 % en trois ans, que Gyurszany veut imposer maintenant, comprendra :

  • une « taxe de solidarité » de 4 % pour les entreprises et les particuliers dont le revenu brut mensuel dépasse 2000 euros ;
  • une augmentation de la TVA, qui passera de 15 % à 20 % ;
  • l’imposition des revenus des intérêts et des plus-values à un taux de 20 %, sauf pour les titres à long terme.

L’augmentation de la TVA frappera très durement la population, puisqu’elle concerne la nourriture, le transport public, l’énergie et l’eau. En outre, le gouvernement entend réduire considérablement les dépenses pour la santé et l’éducation. Les événements en Hongrie, où des élections communales se tiendront le 1er octobre, auront des répercussions dans l’ensemble de l’Europe de l’Est.

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