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Hyperinflation : Tout le monde le sait mais (presque) personne n’en parle

La rédaction
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15 octobre 2010 (Nouvelle Solidarité) – Il faut bien chercher pour trouver des économistes et des experts (on ne parle pas des politiques qui n’y comprennent rien) voulant bien avouer que le système monétaire international est engagé sur la voie d’un choc hyperinflationniste violent. Pourtant tout le monde sait que la Réserve fédérale américaine compte se lancer dans une politique folle d’assouplissement quantitatif (QE) visant à transformer la dette américaine en monnaie. Dès novembre, elle prévoit d’imprimer 1500 à 2000 milliards de dollars (rachat de bons du Trésor) pour « relancer l’économie par l’inflation ».

L’on voit quelques exceptions émerger ici ou là, mais pas de quoi informer la population pour qu’elle soutienne une mise en faillite du système. La lettre d’information financière anticonformiste Chronique Agora explique que « le QE ne sert à rien sinon à faire planer le risque d’une issue hyperinflationniste incontrôlable » ; sur son blog, le rédacteur en chef du service macro économie du Figaro écrit que « le monde a déjà basculé une fois de la déflation à l’hyperinflation en quelques mois seulement ; c’était en Allemagne en 1920... » ; on l’a même entendu dire sur BFM radio entre deux points bourse.

Il ne s’agit pas là de faire des prédictions en l’air pour se faire plaisir. Si Lyndon LaRouche a annoncé depuis l’été 2007 que l’hyperinflation était certaine si l’on n’en finissait pas avec la mondialisation financière, c’est que dans la réalité, émettre des liquidités à tue tête sans croissance du capital physique ne peut qu’aboutir à la chute de la valeur de la monnaie. Voici ce que la France peut et doit faire :

  • Au niveau national :

1 - Un système de crédit public contre le monétarisme

L’Etat doit pouvoir émettre du crédit pour lancer de grands projets d’équipement, éliminer le chômage et créer de toute urgence des emplois sans s’endetter par l’emprunt. Pour cela, il faut :
- rompre avec les conditions de Maastricht (article 104) et les autres traités européens qui l’interdisent ;
- abroger la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973 ;
- rétablir une banque nationale sous contrôle citoyen ;
- séparer banques d’affaires et banques de dépôt. C’est la procédure Glass-Steagall pour protéger l’épargne des déposants en empêchant les spéculateurs de jouer avec ;
- établir une commission d’enquête parlementaire dotée de réels pouvoirs d’instruction, à l’image de la Commission Pecora de Franklin Roosevelt, pour juger les banquiers, permettre à chacun de connaître le dessous des cartes et créer ainsi une base populaire de soutien à un changement politique.



  • Au niveau international :


4 - Un Nouveau Bretton Woods

En vue de ces projets, la France ne peut, bien entendu, agir seule, mais doit devenir le catalyseur d’un nouvel ordre international qui aura pour piliers :
- le crédit productif public organisé par des accords entre Etats, à long terme et faible taux d’intérêt, pour équiper l’homme et la nature ;
- la banqueroute organisée des établissements financiers spéculateurs pour dégager le terrain ;
- l’élimination de la bulle des produits dérivés ;
- le rétablissement de la parité entre monnaies ;
- un protectionnisme intelligent contre les pratiques de dumping financier.
- Le crédit productif public, ainsi organisé en commun par les banques nationales des Etats participants, permettra la réalisation des projets rétablissant le vouloir vivre en commun et rejetant la loi de la jungle de la mondialisation financière.



Extrait de Cheminade 2012, l’avant-projet

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  • Jean Barjou • 17/10/2010 - 18:48

    Ah bon ? Je n’y connais rien en économie, mais je croyais que nous étions au contraire, depuis 1981, en période d’inflation faible, contrairement à la période précédente. Nous aurait-on menti ? Ou serait-ce vrai "mais plus pour longtemps" ?

    Jean Barjou

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