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ISS : l’exploration spatiale comme vecteur d’un avenir ; « Une seule planète ne suffit pas »

La rédaction
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Nous publions la traduction du communiqué de presse de nos camarades du magazine scientifique américain 21st Century Science and Technology, après leur intervention à la conférence de presse tenue à Houston le 20 septembre par le prochain équipage de la Station spatiale internationale.


Johnson Space Center, Houston, Texas, le 20 septembre 2011 – Les astronautes Don Pettit (NASA), Oleg Kononenko (Russie) et Andre Kuipers (Agence spatiale européenne) se préparent pour rejoindre la station spatiale internationale (ISS) à bord du vaisseau Soyouz TMA-03M. En supposant qu’il n’y ai pas de problème avec le lancement prévu le 14 novembre, cette équipe devrait décoller le 26 décembre prochain. Néanmoins, à cause des coupes perpétrées par Obama dans le budget spatial américain et l’absence des technologies nécessaires dans d’autres pays, le Soyouz est le seul lanceur à disposition de l’humanité. Si le premier lancement échoue, l’ISS sera alors totalement dépeuplée pour la période à venir, puisque l’équipe en place doit revenir peu après le 14 novembre. Si la plupart des questions posées lors de la conférence de presse se concentraient sur des questions techniques ou sur les affinités professionnelles entre astronautes, le magazine 21st Century Science and Technology est intervenu pour élever la discussion au niveau de l’immortalité de l’espèce humaine.

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Don Pettit (NASA), Oleg Kononenko (Russie) et Andre Kuipers (Agence spatiale européenne), lors de la conférence de presse du 20 septembre 2011 au Johnson Space Center de Houston, Texas.
NASA

D’abord, au sujet d’une alliance des trois puissances, la première question fut adressée au cosmonaute russe Kononenko : « Etant donné le long passé américano-russe sur les questions de coopération stratégique, remontant au chemin de fer transcontinental, quel avenir espérez-vous dans le domaine de l’exploration spatiale habitée, non seulement pour entre les Etats-Unis et la Russie, mais également avec la Chine ? » Kononenko a répondu : « Par le passé, l’exploration spatiale était une enceinte sportive où les nations venaient démontrer leur force. Je pense que l’avenir de l’exploration spatiale réside seulement dans l’exploration conjointe. Nous ne serons capable de partir en mission dans l’espace lointain que s’il y a une collaboration conjointe. »

Cette question de l’exploration conjointe vers l’espace lointain fut reprise en demandant quelle est leur perspective « pour la coopération internationale sur les cycles d’extinction de masse de 62 millions d’années auquel l’humanité fait face. » Plutôt que de répondre avec des sophismes dignes d’un président Obama (qui aurait probablement répondu que les extinctions de masse sont, à l’image de sa popularité, imprévisibles), ces scientifiques de l’espace ont repris vie, exhibant la passion profonde pour la découverte et l’accomplissement de miracles que tous les familiers du programme d’exploration spatiale habitée connaissent et chérissent.

« Je voudrais dire que je crois profondément qu’une seule planète ne suffit pas ! » s’est exclamé Pettit. « Si les dinosaures avaient colonisé d’autres planètes, s’ils avaient eu un programme spatial, ils seraient encore là aujourd’hui ! Si l’espèce humaine prévoit de vivre dans les prochaines 10 à 20 millions d’années, il va falloir nous exporter sur d’autres planètes. » Puis Kononenko a ajouté : « Je pense que tôt ou tard, l’humanité sera confrontée au problème des ressources ; il lui faudra donc explorer de nouvelles galaxies pour survivre. » Kuipers a également manifesté son accord : « J’ignore qui l’a dit en premier, mais c’est comme si nous étions au bord de l’océan avec seulement le bout de nos orteils dans l’eau, alors que nous avons toute cette étendue à explorer. »

Reflétant cette tendance naturelle de l’exploration spatiale à faire penser au delà de notre simple vie de mortel, Kuipers a ajouté : « Si vous vous retournez sur notre époque depuis le futur lointain, vous verrez Youri Gagarine, Neil Armstrong, la première base martienne, l’exploitation de la lune, toutes ces choses seront normales, toutes ses choses arriveront. L’humanité va de toute évidence se répandre dans tout le système solaire. »


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