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« Il est temps pour Tim [Geithner] de partir ! »

La rédaction
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11 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) - Voici le titre du New York Post du 11 janvier, qui attaque l’attitude ahurissante, criminelle même, de la Réserve fédérale de New York lorsqu’elle était sous la direction de Timothy Geithner, l’actuel secrétaire au Trésor américain, en gérant le cas de l’assureur géant AIG. Le quotidien laisse également entendre que Geithner aurait commis bien d’autres crimes depuis 16 ans.

Des courriels datant de 2008, obtenus par voie judiciaire par Darrel Issa, l’un des dirigeants de la Commission de surveillance et de réforme gouvernementale de la Chambre de représentants, révèlent que la Réserve fédérale de New York, dirigée à l’époque par Timothy Geithner, avait demandé au géant américain de l’assurance en faillite, AIG, de faire de la rétention d’information concernant ses remboursements aux banques qui lui avaient prêté de l’argent ou en guise de dédommagement des contrats de garanties signés avec AIG.

Il s’agissait, en particulier, de ne pas révéler au public qu’AIG s’apprêtait à rembourser ses contreparties à 100%, avec l’argent des contribuables, afin qu’elles liquident leurs comptes de CDS (assurances hyper-spéculatives sur le risque de crédits). Parmi les banques qui ont été pleinement remboursées figuraient Goldman Sachs, ainsi que de nombreuses banques européennes telle que la Société Générale, Deutsche Bank, UBS ou Calyon (filiale du Crédit Agricole). Cette décision n’avait été rendue publique que fin 2008.

Selon Darrel Issa : « il apparaît que la Fed de New York a exercé des pressions sur AIG pour limiter et retarder la publication d’informations importantes. Selon les lois de sécurité de notre nation, le contribuable a le droit à une information pleine et entière, non pas à la rétention d’informations politiquement sensibles. Les échanges de courriels montrent que la Fed a exercé des pressions sur la compagnie afin d’empêcher que les détails ne soient révélés au grand jour. »

Le New York Post cite le consultant Chris Whalen, qui affirme que la Réserve fédérale de New York n’a pas le droit d’empêcher « la publication des comptes rendus par une compagnie sous l’emprise de l’agent de surveillance des marchés financiers américains, la Securities and Exchange Commission (SEC) [telle qu’AIG à cette époque] sans violer la Loi Securities and Exchange de 1934. Des représentants officiels privés de la Réserve fédérale, même bien intentionnés, ne peuvent pas être exemptés de cette loi (…) Je pense que [Geithner] a violé la loi. Je pense qu’il doit être tenu pour responsable. »

Toujours selon le même journal : « Certains pensent que Geithner, bien que soutenu par le Président Obama, sera obligé de démissionner dans les six prochains mois. » John Carney, du blog Business Insider est d’accord. « Nous voudrions que Geithner parte maintenant », mais, « il y a peu de chance que cela ait lieu. L’administration Obama ne peut pas se permettre le moindre signe de faiblesse. » Il est fort probable qu’il partira après les élections de mi-mandat, lorsque les démocrates « seront à la recherche de boucs émissaires ».

En tous les cas Tim Geithner devra répondre de ses actes le 18 janvier devant la Commission de supervision du gouvernement au Congrès.

Pour l’économiste démocrate Lyndon LaRouche, « si Geithner est éconduit, ce sera l’enfer pour l’administration Obama, qui pourrait bien tomber d’un seul coup », faisant référence à l’occasion qui se présenterait de vider la Maison Blanche de toute la clique pro-Wall Street qui a conçu la politique criminel d’Obama, en premier lieu sa réforme de la santé.


A lire : Le cas Obama : équivalent à un acte de trahison


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