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Il se prépare quelque chose à Washington

La rédaction
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L’évaluation récente de Lyndon LaRouche selon laquelle « il se prépare quelque chose à Washington » a été confirmée les 21 et 22 mai par divers événements survenus au Congrès, témoignant d’une opposition grandissante contre les « faucons mouillés » à l’origine de la guerre en Irak et leur mainmise sur la gestion de ce pays. Au cours d’auditions devant la Commission des relations extérieures du Sénat, le républicain Richard Lugar a déclaré à un Paul Wolfowitz visiblement tendu : « Je crains que les premiers efforts de stabilisation de l’administration n’aient pas été adéquats ». Dans un article du Washington Post du même jour, il écrivait : « L’époque où les Américains gagnaient des batailles puis rentraient aussitôt chez eux pour assister à des défilés de victoire est révolue. (...) Je suis préoccupé du fait que l’administration Bush et le Congrès n’aient pas encore saisi toute l’ampleur de la tâche qui nous attend, et qu’ils n’y aient pas préparé le peuple américain. » L’Irak de l’après-guerre représente un lourd fardeau pour les Américains, selon Lugar, et faute de fournir plus d’hommes et encore plus de fonds (jusqu’à 100 milliards de dollars), pour une présence à long terme, ce pays occupé « deviendra un incubateur d’organisations et d’activités terroristes ». Le sénateur républicain Chuck Hagel a parlé d’une « sous-estimation » et d’une « mauvaise appréciation » des problèmes par l’administration Bush.

Trois jours plus tôt, à la surprise générale, Ari Fleischer, le porte-parole de la Maison Blanche, avait annoncé sa démission, officiellement pour « raisons personnelles ». En outre, pendant que le débat se déroulait au Sénat, le général Tommy Franks, commandant en chef des opérations en Irak, a annoncé qu’il quittait son poste, également pour « raisons personnelles », renonçant à une éventuelle nomination comme chef d’état-major de l’Armée de terre. Cette offre venait d’être déclinée par le général John Keane, adjoint au chef d’état-major de l’Armée de terre qui est parti à la retraite. Dans les deux cas, on dit que les deux généraux ne voulaient plus travailler pour Rumsfeld et Wolfowitz et « porter le chapeau » à leur place.

Au Congrès, Rumsfeld a également essuyé un revers : deux dispositions de son projet de loi de réorganisation du Pentagone n’ont pas été adoptées. Celle qui accordait au ministre de la Défense le pouvoir d’engager, de congédier ou de muter à son gré des officiers a été rejetée en Commission dans les deux Chambres, sans propositions d’amendement lors du vote général, et celle qui privait les employés du Pentagone du statut de fonctionnaire a été adoptée à la Chambre des représentants, mais pas au Sénat où elle pourra faire l’objet d’un débat ultérieur.

Ce n’est pas tout. Le 22 mai, les deux dirigeants républicain et démocrate de la Commission du renseignement de la Chambre ont envoyé une lettre au directeur de la CIA, George Tenet, réclamant une enquête sur les estimations faites par les services secrets à propos de l’Irak, pour déterminer si les « évaluations que nos décideurs ont reçues de ces services étaient correctes, sans parti pris et fournies en temps voulu ».

Le même jour (22 mai), on pouvait lire dans le New York Times que George Tenet venait de créer une commission interne chargée d’examiner si les services secrets américains s’étaient trompés dans leurs analyses sur le régime de Bagdad et son programme d’armes de destruction massive. Tenet a désigné une équipe d’experts à la retraite pour étudier les rapports diffusés au sein du gouvernement américain avant la guerre et les comparer à ce qui a été effectivement trouvé ou non sur place depuis lors. Ce sont surtout les renseignements sur les armes irakiennes et les liens entre Saddam Hussein et Al-Qaida qui seront examinés.

En outre, la CIA va enquêter sur la nouvelle équipe de renseignement mise en place au Pentagone dans le but principal de fournir des renseignements justifiant une guerre. Toujours selon le quotidien new-yorkais, « cette enquête pourrait mener au premier examen interne du rôle joué par la nouvelle équipe du Pentagone dans le développement des renseignements sur l’Irak dans les mois précédant la guerre. » Il s’agit du « Bureau des opérations spéciales » du Pentagone, créé par Paul Wolfowitz et le sous-secrétaire Doug Feith, et dirigé par Abram Shulsky, un straussien avoué. Des sources fiables à Washington s’attendent à ce que ce bureau soit la première victime d’une purge au Pentagone.

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