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Industrie nucléaire : la vraie menace vient des Directions et de la sous-traitance massive

La rédaction
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15 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) – A Belfort, le convoi exceptionnel – la plus grosse ailette de turbine jamais construite par Alstom — pour l’EPR de Flamanville est bloqué depuis plusieurs jours par les ouvriers du site de production. Ces derniers exigent que la direction revienne sur sa décision de fermer le site, chose étonnante puisque la France envisage l’exportation de plusieurs centrales de ce type.

Guy Camozzi, trente-trois ans d’ancienneté, peste que la fermeture de l’atelier est « une honte pour notre pays qui se targue d’être le fer de lance du nucléaire fiable. Nous avons construit toutes les ailettes du parc nucléaire français et, aujourd’hui, on nous dit que les Mexicains pourront le faire. C’est un non-sens économique et stratégique. Nous assurions par noter savoir-faire, la sûreté de nos installations nucléaires ».

Dans un communiqué du 14 avril, la FNME CGT-Travailleurs du nucléaire dénonce le fait qu’en limitant l’audit des centrales à la seule dimension technique, l’Etat « nie la dimension humaine et la place centrale qu’elle occupe dans la sûreté nucléaire ».

« En occultant le problème de la sous-traitance, manière pour les donneurs d’ordre d’externaliser 80 % des risques professionnels (en particulier les doses) et les dégâts sociaux qu’eux-mêmes engendrent, le Gouvernement et les entreprises refusent d’aborder le véritable débat sur le Nucléaire : celui de sa gestion uniquement tournée vers l’argent. Nous le répétons avec force : Nucléaire et libéralisme sont incompatibles.
« Aujourd’hui, le plus grand danger pour l’activité nucléaire, ce sont les Directions elles-mêmes et leurs choix de gestion dont les salariés sont les premières victimes. Le recours massif à la sous-traitance entraîne une dilution des responsabilités et une complexification de l’organisation du travail. Ces modes de gestion ne permettent pas aux travailleurs du Nucléaire, malgré les compétences de haut niveau dont ils disposent, et ce quelle que soit leur entreprise d’appartenance, de travailler dans la sérénité. Cela conduit à une fragilisation de la sûreté. »


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